Dans un courrier adressé à Sébastien Lecornu, ce mercredi 9 septembre, la présidente des députés LFI, Mathilde Panot, demande au Premier ministre de venir devant l'Assemblée nationale pour "exprimer une position argumentée sur la question de la 'congélation' de la dette française détenue par la BCE". Une mesure défendue par Jean-Luc Mélenchon.
En cette rentrée politique, la proposition de Jean-Luc Mélenchon d'annuler une partie de la dette française – celle détenue par la Banque centrale européenne (BCE) – a alimenté les débats. Face aux réactions émanant du gouvernement, plus particulièrement celle du Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui, selon elle, s'est "réfugié dans la caricature et le mensonge", Mathilde Panot (La France insoumise) demande, ce mercredi 9 septembre, dans un courrier envoyé au locataire de Matignon, l'organisation d'un débat, au titre de l'article 50-1 de la Constitution, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
Et ce, afin que Sébastien Lecornu "exprime une position argumentée sur la question de la 'congélation' de la dette française détenue par la BCE". "Cette déclaration devra être suivie d'un débat et d'un vote" pour que "chaque groupe politique puisse exprimer sa position sur cette question devenue incontournable", écrit la présidente du groupe LFI au Palais-Bourbon.
S'appuyant sur le communiqué publié lundi par les services du Premier ministre, relatif à la saisine de la justice après la fuite dans la presse de "travaux internes" sur l'élaboration du budget 2027, Mathilde Panot estime que, comme le projet de loi de finances à venir, "la question de la dette publique française, de son pilotage et de la manière de la contrôler" doit "se discute[r] au Parlement, en pleine transparence".
Sébastien Lecornu pourrait-il accepter un tel débat, sans qu'il ne soit forcément suivi d'un vote des députés ? "Oui, en pensant ainsi démontrer que nous serions des 'inconscients' et qu'ils seraient, eux, des 'responsables', alors que c'est l'inverse", estime Mathilde Panot, sollicitée par LCP. "Ça peut être un bon débat pour nous [pour LFI] : nous démontrerons que nous proposons de prendre notre avenir en main, plutôt que de le laisser aux marchés financiers", ajoute l'élue du Val-de-Marne, qui souhaite ainsi prouver que "si, il y a des alternatives" à la politique du gouvernement.