Handicap, autisme: Emmanuel Macron promet d'agir "jusqu'au dernier quart d'heure"

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Emmanuel Macron, le 4 septembre 2026.
Emmanuel Macron, le 4 septembre 2026.
par Maxence Kagni, le Vendredi 4 septembre 2026 à 16:46

Emmanuel Macron a annoncé ce vendredi, lors de la conférence national du handicap, une nouvelle stratégie pour les troubles du neuro-développement et l'autisme et détaillé plusieurs mesures en faveur de l'inclusion des personnes handicapées. Le chef de l'Etat en a profité pour défendre son bilan, huit mois avant son départ de l'Elysée. 

"Vous pouvez compter sur moi." Ce vendredi, Emmanuel Macron a promis, lors de la septième conférence nationale du handicap, d'agir "jusqu'au dernier quart d'heure" afin d'améliorer les conditions de vie des personnes handicapées.

Lors du discours de clôture de cet événèment organisé à Bobigny, le chef de l'Etat a promis de lancer "dès la fin de cette année" les travaux permettant d'aboutir à une "nouvelle stratégie pour l'autisme et les troubles du neuro-développement pour la période 2027-2032". Parmi les objectifs fixés figurent un meilleur repérage et un meilleur accompagnement "dès le plus jeune âge" ou encore proposer "davantage de solutions pour les situations complexes".

L'accessibilité a longtemps été une forme de promesse, d'horizon, qui avait vocation à reculer à mesure qu'on avançait. Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a par ailleurs promis le lancement de plusieurs chantiers, comme le renforcement de l'emploi accompagné "avec un objectif de 20 000 bénéficiaires d'ici 2028", l'ouverture de concertation sur "l'avenir de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés" ou l'engagement de la "suppression des restrictions d'accès à certaines professions". 

A plus court terme, le président de la République entend accélérer le chantier de la stratégie nationale de l'accessibilité 2026-2029, qui sera "élaborée d'ici l'automne avec l'ensemble des acteurs". Emmanuel Macron s'est engagé sur plusieurs dispositifs, comme le renforcement "dès cette année" de la formation des professeurs mais aussi le fait de rendre accessibles dès la fin de l'année 2026 plusieurs services en ligne comme Parcoursup, Mon Master ou encore les demandes de bourses et de logement. 

Une défense de bilan contestée par LFI

"J'ai conscience que je parle de prochaines années où je ne serai pas là dans cette fonction", a aussi expliqué le président de la République, qui a profité de l'événement pour défendre son bilan en matière de handicap, comme la déconjugalisation de l'allocation aux adultes handicapés (AAH), la prise en charge intégrale des fauteuil roulants dont bénéficient "plus de 280 000" Français ou encore la revalorisation du montant de l'AAH.

"En 2025, il y a eu plus de 550 000 élèves en situation de handicap qui ont été scolarisés, il y en avait en 2017 321 000", a aussi déclaré Emmanuel Macron, qui a également ajouté que le nombre d'accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) a triplé sur la période. "Durant les neuf dernières années, les moyens consacrés à l'école inclusive ont plus que doublé", a encore affirmé le chef de l'Etat, évoquant un chiffre passant de 2,1 milliards à 4,8 milliards d'euros par an.

Une défense qui n'a pas convaincu le groupe parlementaire de La France insoumise, qui dénonce ce vendredi dans un communique un bilan "désastreux". Les députés présidés par Mathilde Panot évoquent un manque d'AESH et des enfants en situation de handicap "encore privés d'école". Le groupe LFI annonce qu'il redéposera sa proposition de loi visant à créer un corps de fonctionnaires de catégorie pour les AESH, afin de pouvoir l'étudier dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 29 octobre prochain, lors de sa niche parlementaire.