Présidentielle: Fabien Roussel bientôt candidat, malgré les attaques de LFI

Actualité
Image
Fabien Roussel, le 27 août 2026.
Fabien Roussel, le 27 août 2026. (Photo by Mael Ghazi / Hans Lucas via AFP)
par Maxence Kagni, le Jeudi 3 septembre 2026 à 15:46

Les adhérents du Parti communiste français votent à partir de ce jeudi et jusqu'à dimanche pour confirmer la candidature de Fabien Roussel à l'élection présidentielle. Un vote dont le résultat risque d'être critiqué par LFI, qui reproche au PCF d'avoir empêché l'accession de Jean-Luc Mélenchon au second tour de l'élection de 2022.

Bientôt un nouveau candidat à gauche. Les adhérents du Parti communiste français sont appelés à valider par un vote, de ce jeudi 3 au dimanche 6 septembre, la candidature de leur secrétaire national, Fabien Roussel, à l'élection présidentielle. Ce dernier devrait proclamer les résultats dès dimanche soir, sur le plateau du journal de 20 heures de TF1.

Le résultat du scrutin organisé par le PCF laisse peu de place au doute. Le vote de cette semaine est le dernier d'un long processus, les militants ayant voté dès juin à plus de 60 % pour un texte selon lequel "les communistes considèrent avoir toute légitimité pour porter une candidature de rassemblement issue de leur rang, pour l’élection présidentielle comme pour l’ensemble des scrutins locaux et nationaux du pays".

LFI veut "éliminer le RN dès le premier tour"

En juillet, lors du congrès du parti, Fabien Roussel a été reconduit à plus de 70 % à la tête du PCF. Défenseur d'une autonomie du Parti communiste vis-à-vis de La France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire national du PCF s'était déjà présenté à l'élection présidentielle en 2022, recueillant 2,28 % des suffrages (802 000 voix). 

Un score qui reste en travers de la gorge des insoumis, qui rappellent régulièrement que Jean-Luc Mélenchon a manqué le second tour de l'élection présidentielle de 2022 à 420 000 voix près. Selon eux, ce sont les voix communistes qui ont fait défaut alors que le PCF avait soutenu la candidature du leader insoumis en 2012 et en 2017. "La question qui nous est posée, c'est d'éliminer dès le premier tour le Rassemblement national si l'on est vraiment conséquents dans la lutte", a d'ailleurs déclaré en juillet le leader des insoumis sur le plateau de Dimanche en politique, sur France 3.

"L'absence du PCF à la présidentielle renforcerait l'abstention", a quant à lui indiqué, début juillet dans l'Humanité, Fabien Roussel. "Le problème de la gauche, c'est moins sa division que sa faiblesse, parce qu'elle ne pèse que 30% dans le pays", avait-il ajouté quelques jours plus tard, selon des propos rapportés par l'AFP.

Un discours à la fête de l'Humanité

Dans un communiqué publié le 1er septembre, le comité exécutif national du PCF appelle les adhérents à participer "massivement" au vote, afin de "témoigner de la détermination de milliers de femmes et d'hommes à agir pour changer le pays". Selon le texte, une candidature de Fabien Roussel permettra "d'agir avec les travailleuses et les travailleurs pour rendre la gauche majoritaire et battre les forces réactionnaires". 

Après son passage sur le plateau de TF1 dimanche soir, Fabien Roussel profitera de l'organisation de la fête de l'Humanité, qui se tiendra du 11 au 13 septembre à Brétigny-sur-Orge (Essonne), pour lancer définitivement sa campagne.