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Meeting NUPES 1er juin

Jean-Luc Mélenchon en meeting : "Courage, on va gagner"

Actualité
par Soizic BONVARLET, le Mercredi 1 juin 2022 à 20:26, mis à jour le Jeudi 2 juin 2022 à 06:25

A l'approche du premier tour des élections législatives, dimanche 12 juin, la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) tenait meeting à Paris. L'occasion pour Jean-Luc Mélenchon de mobiliser ses partisans et les électeurs de gauche en défendant le programme de la coalition. Il est aussi revenu sur les incidents survenus au Stade de France samedi dernier.

"Parlez avec nos mots, vous finirez par connaître notre grammaire". C'est ainsi que Jean-Luc Mélenchon s'est félicité de ce qu'il estime relever d'une imprégnation de ses thèmes dans le débat public, voire dans le programme de certains de ses concurrents politiques. Faisant ici référence à la planification écologique, il est largement revenu, mercredi 1er juin, lors d'un meeting de la Nupes à Paris, sur la plupart de ses sujets de prédilection. Accès de tous à l'eau, répartition des richesses, droit à la retraite, blocage des prix, lutte contre les pesticides : celui qui a demandé aux Français de "l'élire" à Matignon, souhaitant ainsi une cohabitation, a parlé près de deux heures devant une salle comble.

Sur les retraites, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois fustigé la réforme annoncée par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle : "en passant à 65 ans, les dépenses supplémentaires liées à l'allocation chômage et au RSA seront portées à 8 milliards", avant d'ajouter que, selon lui, "le passage de la retraite à 65 ans, ça coûte un pognon de dingue". Sur ce même sujet, le chef de file de La France insoumise a également évoqué "le droit au bonheur de chacun", et imploré les responsables politiques d'"arrêter d'user les corps, les nerfs et les esprits".

L'actualité s'invite dans la campagne

L'ex-candidat à l'élection présidentielle est également revenu sur l'audition, en fin de journée au Sénat, du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et de la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, à propos de la gestion des incidents survenus samedi dernier en marge de la finale de la Ligue des champions au Stade de France. "Voilà ce que dit Darmanin : il y a eu des gestes inappropriés, disproportionnés, d'un certain nombre de policiers ou de gardes mobiles", a rapporté Jean-Luc Mélenchon. Il a ensuite poursuivi, faisant référence au syndicat majoritaire dans la police : "J'attends que la petite secte qui s'appelle Alliance, donne son avis sur ce genre de déclarations".

Jean-Luc Mélenchon a également indiqué avoir demandé des sanctions à l'encontre de deux responsables des forces de l'ordre auprès du préfet de police Didier Lallement, avant d'ajouter : "Dans trois semaines, je suis élu, il s'en va".

"Proposer un autre monde : un devoir"

Évoquant à plusieurs reprises une "tâche historique" qui incomberait à la coalition de gauche, Jean-Luc Mélenchon a tenu à rassurer ses partisans sur ses propres intentions. "Depuis trois semaines, ils écrivent dans les journaux : 'il se rêve à Matignon'. Je rêve de toutes sortes de choses, sauf d'argent et de Matignon".

Je ne vous dis pas que du jour au lendemain, nous allons créer un paradis. Mais je vous garantis que du jour au lendemain, nous ferons cesser l'enfer. Jean-Luc Mélenchon

Évoquant un "quatrième bloc" constitué par les abstentionnistes s'ajoutant, selon lui,  aux blocs populaire, néo-libéral, et d'extrême-droite, il a évoqué "un devoir, qui est de proposer un autre monde". "C'est la première fois que nous présentons des candidats uniques au premier tour (...) Jamais auparavant une alliance de cette ampleur n'avait été construite", a-t-il souligné. Incitant ses partisans à mobiliser les électeurs peu tentés par le vote, mais ayant vocation à rejoindre le "bloc populaire", il a conclu, estimant la victoire possible, sur la promesse de "faire cesser l'enfer".