Celle qui avait été ministre du Travail de Michel Barnier et de François Bayrou, redevenue depuis députée, ne siègera plus à l'Assemblée nationale. Astrid Panosyan-Bouvet (EPR) a vu ce vendredi sa mission gouvernementale prolongée, ce qui entraîne automatiquement la perte de son mandat de députée.
Les départs se succèdent. Après Hervé Berville il y a deux jours, c'est aujourd'hui la députée de Paris Astrid Panosyan-Bouvet (Ensemble pour la République) qui va quitter l'Assemblée nationale. En effet, elle aussi a vu sa mission gouvernementale prolongée ; le décret l'actant a été publié ce vendredi 31 juillet au Journal officiel. Le 4 février dernier, celle qui a été ministre du Travail sous plusieurs gouvernements d'Emmanuel Macron avait été chargée par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, d'une "mission temporaire ayant pour objet l'attractivité des investissements étrangers en France" (à voir ici).
Or, comme l'indique le Code électoral, "les personnes chargées par le gouvernement d'une mission temporaire peuvent cumuler l'exercice de cette mission avec leur mandat de député pendant une durée n'excédant pas six mois". Et pas davantage. Pour Astrid Panosyan-Bouvet, la prolongation de sa mission entraîne donc de facto son départ de l'Assemblée nationale.
Astrid Panosyan-Bouvet a réagi ce vendredi sur son compte Linkedin à la prolongation de sa mission, écrivant aborder "cette conséquence avec humilité et gratitude pour ces années passées" au Palais-Bourbon. L'élue parisienne indique également que, comme lorsqu'elle était membre du gouvernement, sa suppléante Emmanuelle Hoffman, lui succédera sur les bancs de l'Assemblée nationale.
"Cette fin de mandat marque mon retrait de la vie politique élective – non un renoncement à servir mon pays", assure Astrid Panosyan-Bouvet, qui dit souhaiter "continuer à servir autrement en tant que citoyenne" et "en restant pleinement mobilisée sur les choix cruciaux qui attendent notre pays à l'approche des échéances de 2027".
Plusieurs députés sont actuellement en mission auprès du gouvernement (la liste est là). Récemment, le désormais ex-député Florent Boudié (EPR), ancien président de la commission des Lois, avait également vu sa mission sur les messageries chiffrées prolongée. Même chose pour l'ex-député Éric Woerth (EPR) en février 2026 avec celle sur le PMU, dont il a depuis été nommé président.