Municipales: à Paris, Sarah Knafo annonce son retrait pour "faire battre la gauche"

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Sarah Knafo (Reconquête), mars 2026.
Sarah Knafo (Reconquête), mars 2026.
par Raphaël Marchal, le Mardi 17 mars 2026 à 15:04

La candidate de Reconquête a annoncé son retrait du second tour des élections municipales à Paris. Dans un entretien au Parisien, Sarah Knafo explique avoir pris cette décision pour faire barrage à la gauche, sans pour autant se désister "pour la personne de Rachida Dati". 

Paris s'achemine donc vers une triangulaire au second tour des élections municipales, après l'annonce du retrait de Sarah Knafo. La candidate du parti d'Eric Zemmour, arrivée en cinquième position avec 10,4 % des voix dimanche, a officialisé sa décision dans un entretien accordé au Parisien. ce mardi 17 mars. "Je me retire pour nous donner toutes les chances de battre la gauche", déclare-t-elle.

Si la gauche perd la mairie après 25 ans de déclin socialiste ce sera historique et j'aurai le sentiment du devoir accompli. Sarah Knafo (Reconquête)

"Je ne me désiste pas pour la personne de Rachida Dati", mais "Pour Paris", précise-t-elle, après avoir, sans succès, tenter de nouer une union avec la candidate LR/MoDem, arrivée deuxième avec 25,46 % des voix. "Cette union que les électeurs attendent a été refusée jusqu’au bout", déplore Sarah Knafo, qui revendique avoir décidé d'être "plus intelligente" que la "droite la plus bête du monde".

En se désistant, la candidate de Reconquête accepte l'idée de favoriser l'élection au conseil de Paris de personnalités macronistes intégrant la liste de Rachida Dati après l'accord concédé par le candidat Horizons/Renaissance, Pierre-Yves Bournazel (11,34 %), qui a quant à lui décidé de ne pas y figurer. "Entre le mal et le moindre mal, je choisis le moindre mal", justifie Sarah Knafo.

Le retrait de la candidate d'extrême droite devrait avant tout profiter à la liste de Rachida Dati et compliquer l'équation favorable dont bénéficie Emmanuel Grégoire (PS-PCF-Ecologistes) depuis qu'il est arrivé largement en tête du premier tour avec 37,98 % des suffrages. Lui-même a, par ailleurs, refusé tout accord avec la candidate LFI, Sophia Chikirou (11,72 %), qui a décidé de maintenir sa candidature, limitant les réserves de voix dont disposera l'ancien adjoint d'Anne Hidalgo pour s'imposer dimanche prochain.