Piratage de données du fisc: le ministre David Amiel présente des "excuses" aux usagers

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Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel.
Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel. Capture d'écran
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mardi 18 août 2026 à 17:24, mis à jour le Mardi 18 août 2026 à 17:45

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, a présenté des "excuses" ce mardi pour le piratage du fisc, qui a abouti au vol des données personnelles de quelque 700.000 particuliers et entreprises.

"Ce sont des faits graves", a reconnu mardi 18 août le ministre de l'Action et des Comptes publics, David Amiel, lors d'une conférence de presse à Bercy sur le piratage d'ampleur de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) fin juin, revendiqué le 12 août par des pirates. "Notre pire ennemi, ce serait la banalisation, de s'habituer à des fuites de données extrêmement sensibles, (...) de mettre la poussière sous la tapis", a-t-il déclaré, avant de faire des "excuses" aux 700.000 usagers concernés, qui ont commencé à être prévenu ce lundi de manière individuelle. "Ce qui est arrivé est insupportable pour les Français, on comprend leur colère et nous la partageons", a poursuivi le ministre, qui a rappelé les "trois principes" guidant le gouvernement : "transparence, considération et fermeté".

David Amiel, qui souhaite que  a indiqué que le "premier objectif est de traquer les délinquants" à l'origine de cette attaque et appelé à ne "pas inverser les valeurs et glorifier ceux qui volent les Français". A propos des auteurs de ces vols, le directeur général adjoint de l'Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information), Stéphane Bajard, a précisé qu'il s'agit "d'attaquants qui réexploitent des comptes utilisateurs compromis pour passer sous les radars" et qu'ils "relèvent de la communauté cybercriminelle plutôt francophone".

Le ministre a également expliqué que "nos systèmes d'information comportent des faiblesses" et qu'il était nécessaire de "mettre des moyens humains et financiers" pour améliorer la situation, détaillant une série de mesures à mettre en œuvre, comme l'accélération de la double authentification des agents pour lutter contre la compromission des comptes ou le renforcement "de la formation cyber des agents".

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Une "troisième fuite" confirmée

De son côté, la directrice générale de la DGFiP, Amélie Verdier, est revenu sur le déroulé des faits et confirmé une "troisième fuite" ce lundi concernant cette fois des données liées aux successions, vacantes qui a été rapidement "coupée". Cette "brèche" n'est "vraiment pas du tout de la même ampleur" que cette attaque, a-t-elle avancé, car les informations exposées sont beaucoup moins sensibles, et similaires à celles qu'on trouve dans des "annonces légales" publiques.

"Nous n'avions pas connaissance du vol de données avant le 12 août", a assuré Amélie Verdier en réponse aux questions de la presse, tout en affirmant avoir "pleinement conscience de la gravité des faits". "Il n'y a pas eu d'intrusion dans un compte fiscal d'un usager" ou de récupération de code d'accès, a-t-elle également précisé. La DGFiP avait confirmé le 14 août deux intrusions, survenues fin juin et fin juillet, ainsi que le vol de données concernant au moins 678.000 particuliers et professionnels et environ 200.000 comptes présents dans ses fichiers cadastraux.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête notamment pour "extraction frauduleuse de données" et "association de malfaiteurs".

Le ministre David Amiel a également demandé à ce que "l'usager" qui, inquiet pour ses données, "se tournera vers les services des impôts (...) soit accueilli avec le plus grand respect", après qu'une capture d'écran d'un internaute sur X, montrant une réponse peu amène d'un agent du fisc, a provoqué une polémique dans la polémique ce mardi.