"Polo-short dans l'hémicycle": quelles sont les règles pour les tenues vestimentaires à l'Assemblée?

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Arthur Delaporte à l'Assemblée nationale, le 23 juin 2026
Arthur Delaporte à l'Assemblée nationale, le 23 juin 2026 - LCP
par Soizic BONVARLET, le Mardi 23 juin 2026 à 19:16, mis à jour le Mardi 23 juin 2026 à 19:51

Face à la canicule, l'Assemblée nationale n'a d'autre choix que de s'adapter. Pour assurer un relatif confort des députés lors des travaux en séance publique, ces derniers ont été autorisés par la présidence de l'institution à se passer de veste et de cravate. 

Tomber la veste dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Si ce geste est normalement proscrit, il est désormais toléré en raison de la montée vertigineuse des températures. De même pour la cravate dont le port, pour les députés comme tous les personnels de l'Assemblée nationale, n'est plus "recommandé". 

Tenue "convenable" exigée

Car à l'Assemblée, et plus particulièrement dans l'hémicycle, les règles vestimentaires déjà strictes, ont été renforcées en 2022 sur proposition des questeurs, dont à l'époque Eric Ciotti (Union des droites pour la République). Le bureau de l’Assemblée nationale avait alors voté une modification du règlement concernant la manière de se vêtir des députés, rendant le port de la veste "obligatoire" pour les hommes et celui de la cravate "recommandé". La tenue dans l'hémicycle devant rester "convenable et non détendue ni, a fortiori, négligée", "le port du short ou du bermuda" est à titre d'exemple prohibé. 

La tenue vestimentaire adoptée par les députés dans l’hémicycle doit être neutre et en adéquation avec la solennité des lieux (...) Pour les hommes, le port de la veste est obligatoire, celui de la cravate recommandé. Instruction générale du Bureau de l'Assemblée nationale

Aperçu en bermuda dans les couloirs de l'Assemblée nationale ce mardi, Arthur Delaporte (Socialistes) s'est dit en faveur du "polo-short dans l'hémicycle", estimant qu'"il [fallait] arrêter avec ce code vestimentaire de l'avant-réchauffement climatique". Appelant à faire évoluer "nos représentations collectives", le député a appelé à "aller encore plus loin, sans forcément se balader en tongs", avant de brandir l'exemple des jupes masculines "à la fidjienne".