"Sens de l’Etat", "réformisme", "modération": les hommages à Édouard Balladur après l'annonce de sa mort

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Edouard Balladur, ancien chef du gouvernement. (Photo par ERIC FEFERBERG / AFP)
Edouard Balladur, ancien chef du gouvernement. (Photo par ERIC FEFERBERG / AFP)
par Ivan Valerio, le Lundi 31 août 2026 à 21:13, mis à jour le Lundi 31 août 2026 à 21:33

Ancien Premier ministre de 1993 à 1995 et candidat à l'élection présidentielle, Edouard Balladur est salué par de nombreux politiques après l’annonce de sa mort. Les hommages insistent sur son sens de l’État. 

Un "homme d’État", un "grand serviteur" de la République, une figure de la Cinquième. Les hommages se multiplient après l'annonce de la mort d’Édouard Balladur, ce lundi 31 août. Emmanuel Macron a salué un homme qui avait "consacré sa vie à la Ve République", rappelant son parcours de député, de ministre, de Premier ministre, mais aussi sa proximité avec Georges Pompidou. Le chef de l’État retient un "serviteur exigeant, mesuré, dévoué" de la France.

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La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a elle aussi rendu hommage à l’ancien député de Paris et chef du gouvernement. Édouard Balladur avait, selon elle, "une haute idée de nos institutions et de la responsabilité de ceux qui les servent". Elle souligne qu’il aura "pris toute sa part à la vie de notre République et aux grands débats qui l’ont traversée" et salue sa mémoire "au nom de l’Assemblée nationale".

"Un exemple", pour Sarkozy

Même tonalité chez Gabriel Attal, pour qui "la République perd un grand serviteur". Sébastien Lecornu souligne de son côté les "cinquante années de l’histoire de la Ve République" auxquelles Édouard Balladur reste associé, de ses débuts auprès de Georges Pompidou jusqu’à Matignon.

À droite, sa famille politique, l’hommage est parfois plus personnel et plus politique. Ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy assure perdre "un exemple". "Je perds un homme qui fut pour moi un exemple, un mentor et un ami", indique-t-il sur X. "Je n'aurais pas eu la carrière politique qui fut la mienne sans sa confiance". 

Éric Ciotti rappelle avoir été un jeune collaborateur de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995. Il voit en lui un "grand homme d’État" et revendique une "filiation balladurienne" fondée sur "la réforme et la liberté économique", pour celui qui a mené de grandes privatisations dans les années 80, dont Rhône-Poulenc, la BNP ou Elf-Aquitaine. 

La maîtrise des finances, pour Bardella

Bruno Retailleau insiste lui aussi sur les convictions "de droite et libérales" de l’ancien Premier ministre, tout en mettant en avant sa "modération". Il oppose son style aux "dérives actuelles de la politique", où "l’anathème a remplacé le débat". Valérie Pécresse salue un "homme de culture et de convictions" et rappelle son soutien lors de sa campagne présidentielle de 2022.

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Au Rassemblement national aussi, les réactions sont appuyées. Jordan Bardella met notamment en avant les positions d’Édouard Balladur sur la maîtrise des finances publiques et la souveraineté nationale. Marine Le Pen rappelle leurs "désaccords politiques", mais salue une "figure majeure de la vie politique de la Ve République", ainsi qu’un homme qui aura porté ses convictions avec constance et fait preuve de "respect du débat démocratique".