À LA UNE / Loi agricole : la guerre du poulet est déclarée
Alors que les députés débutent l'analyse du projet de loi d'urgence agricole, un sujet divise l'hémicycle : les poulaillers. En 2025, la consommation de volailles a augmenté de 3,3% par rapport à 2024. Pour répondre à la demande et « à des enjeux de souveraineté », le gouvernement prévoit de faciliter l'installation de méga-poulaillers. Pour installer ou agrandir leurs poulaillers, les éleveurs répondent au régime des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et doivent suivre de longues et coûteuses procédures. Afin d'y remédier, le texte souhaite que seuls les élevages de plus de 60 000 poules pondeuses et 85 000 poulets de chair soient concernés par ces longues procédures, contre 40 000 auparavant. La mesure est plébiscitée par les éleveurs qui dénoncent le « coût financier et psychologique » du régime d'autorisation. Du côté des associations, « ces élevages peuvent avoir de nombreux impacts sanitaires en termes de pollution de l'eau, de l'air, des sols », relève Marie Waniowski, chargée de campagne politique au sein de L214. L'essor de la consommation de volaille justifie-t-il un allègement des règles encadrant les grands élevages ?
Invités :
- Rémi Barbet, journaliste à La Croix, chef de rubrique agriculture et consommation
- Philippe Jouvet, avocat en droit économique
- Yann Nédélec, Directeur de l'Association nationale interprofessionnelle de la volaille de chair (Anvol)
« Quelle histoire ! » : « nominations présidentielles, le fait du prince ? » par David Revault d'Allonnes
LA QUESTION QUI FÂCHE / Orthographe : à qui la faute ?
À l'approche du baccalauréat, le ministre de l'éducation nationale, Edouard Geffray, a affirmé son « exigence » face à ce diplôme cible de critiques pour « être donné à tout le monde ». Outre un encadrement plus strict des points attribués par les jurys, le ministre met l'accent sur la maîtrise de la langue. « Toute copie qui n'a pas un niveau suffisant en termes d'orthographe [...] ne peut pas avoir la moyenne au baccalauréat », assène le ministre. Des recommandations spécifiques seront édictées pour chaque matière et transmises aux correcteurs, ainsi qu'aux commissions d'entente et d'harmonisation. La maîtrise de l'orthographe doit-elle devenir un critère décisif pour obtenir le baccalauréat ?
Invités :
- Claire Lejeune, professeure et députée « La France insoumise » de l'Essonne
- Xavier Breton, député « Droite Républicaine » de l'Ain
- Bruno Germain, linguiste, professeur à l'université Paris Cité