Le PDG de TotalEnergies a été auditionné, ce mercredi 17 juin, par la commission des finances de l'Assemblée nationale. Patrick Pouyanné est notamment revenu sur le coût du mécanisme de blocage des prix mis en œuvre dans les stations essence du groupe pour limiter la hausse provoquée par la guerre en Iran.
"On en est à, à peu près, 200 millions d'euros aujourd'hui." Ce mercredi matin, le président-directeur général de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, était auditionné par la commission des finances de l'Assemblée nationale. Le patron du groupe pétrolier français a chiffré le coût de l'opération de blocage des prix des carburants, décidée par son entreprise pour limiter les effets de la guerre en Iran sur les consommateurs.
TotalEnergies plafonne actuellement les prix du carburants à la pompe à hauteur de 1,99 euros le litre d'essence et de 2,25 euros le litre de diesel. "Nous sommes la seule compagnie pétrolière au monde à avoir appliqué cette mécanique de plafonnement", a souligné Patrick Pouyanné. Et d'ajouter : "Recevoir des critiques alors que nous sommes les seuls à avoir fait cela (...) j'avoue avoir du mal à la comprendre."
Patrick Pouyanné a d'ailleurs redit que si le gouvernement décidait d'instaurer un mécanisme de taxation exceptionnelle, son entreprise mettrait un terme au plafonnement des prix. "Si je constate que notre geste est considéré comme insuffisant je pense que nous ne le répliquerons plus", a-t-il déclaré.
Le PDG a affirmé que le plafond fixé par son entreprise est "inférieur au prix de revient", tout en expliquant que les volumes écoulés ont augmenté de 15 % dans les stations TotalEnergies, voire de 30 % lors de certains week-ends.
Par ailleurs, les clients TotalEnergies Electricité & Gaz en France inscrits à "l'avantage carburant" bénéficieront durant toute l'année 2026 du plafonnement du prix des carburants. Une offre commerciale qui a permis à l'entreprise de gagner 50 000 clients, a indiqué Patrick Pouyanné, qui qualifie cet afflux de "pas extraordinaire".