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Chaque voix compte - Mort de Quentin Deranque : l'Assemblée nationale sous tension

EMISSION
duration
1 heure 5 minutes
Disponible du au
Samedi 14 février 2026, Quentin Deranque, jeune militant nationaliste de 23 ans, est décédé des suites d'une violente altercation survenue deux jours plus tôt en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon. Chargé, selon le collectif Némésis, d'assurer la protection de militantes opposées à la venue de l'élue, il aurait été agressé par des militants antifascistes, dont certains liés à la Jeune Garde, fondée par le député LFI Raphaël Arnault. Le drame a immédiatement suscité une vague de réactions politiques. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a évoqué un « lynchage » imputable à « l'ultragauche ». Marine Le Pen a réclamé des condamnations « avec la plus grande rigueur », tandis que Bruno Retailleau a dénoncé une « extrême gauche qui tue ». À l'inverse, Éric Coquerel a assuré que son mouvement condamnait toute violence politique et nié toute implication des équipes de sécurité de Rima Hassan. Mathilde Panot a, de son côté, dénoncé une tentative de marginalisation de La France insoumise et réclame des mesures contre les différents groupes nationalistes. Ce drame s'inscrit dans un climat lyonnais marqué depuis plusieurs années par des affrontements récurrents entre groupes d'ultradroite et d'ultragauche, notamment depuis la création en 2018 de la Jeune Garde en réaction au « Bastion social », issu du « Groupe Union Défense » (GUD). En quoi la mort de Quentin Deranque est-elle symptomatique de la hausse de la violence politique en France ?

Invités :
- Jean-Yves Camus, codirecteur de l'Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès, chercheur à l'IRIS,
- Xavier Crettiez, professeur à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye,
- Elsa Mondin-Gava, journaliste à LCP,
- En visioconférence : Francis Ziegelmeyer, journaliste au « Progrès ».

« Les off de Lou » par Lou Fritel
« Périer tranche» par Bertrand Périer

LA QUESTION QUI FÂCHE / Parcoursup : outil de sélection ou machine à trier ?

Depuis le lundi 19 janvier 2026, les lycéens peuvent formuler leurs souhaits d'orientation. Dès sa mise en place en 2018, la plateforme Parcoursup qui remplace l'ancien site « Admission post-bac » permet aux 650 000 élèves de terminales concernés, qui ont jusqu'au 12 mars 23h59 de faire leurs choix d'études supérieures. Ils choisissent parmi un catalogue de 25 000 formations, une offre qui a doublé depuis 2018, avec l'inclusion des écoles privées et formations en alternance. Chaque année, le lancement de la plateforme cristallise de nombreuses angoisses. En effet, le ministère de l'enseignement le note dans son bilan annuel : « la procédure reste perçue comme stressante pour une grande partie des candidats ». Pour cause : l'an dernier, plus de 103 000 candidats sur les 868 000 postulants, n'avaient reçu aucune proposition d'admission et 4 000 de ces néobacheliers avaient saisi la commission d'accès à l'enseignement supérieur de leur académie. Si Pierre Mathelot, ancien directeur de Sciences Po Lille, à l'origine de la réforme du bac en 2018 martèle que l'outil est « l'un des plus efficaces au monde », il relève néanmoins l'excès d'informations et l'absence d'aide à l'orientation des familles. Face aux échéances, des coachs et autres conseillers d'orientation se proposent d'accompagner la formulation des voeux et la rédaction des lettres de motivation. Les députés Frantz Gumbs (les démocrates) et Pierrick Courbon (socialiste) ont réalisé une mission flash sur l'efficacité de Parcoursup. Quelles sont leurs recommandations pour améliorer le système ?

Invités :
- Frantz Gumbs, député « Les démocrates » de Saint-Barthélemy et Saint-Martin,
- Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne,
- Pierrick Courbon, député socialiste de la Loire.

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