Mardi 24 février 2026 marque les quatre ans du début de l'invasion russe de l'Ukraine. Cette guerre, que le Kremlin qualifiait d'« opération militaire spéciale », devait être éclair mais le conflit s'est mué en guerre d'usure sans issue visible : Moscou n'a gagné qu'environ 1,3% de territoire ukrainien supplémentaire depuis début 2023 au prix d'importantes pertes humaines. Un rapport du Centre d'études internationales et stratégiques (CSIS), un institut de réflexion américain, évalue à deux millions le nombre de victimes (morts, blessés et disparus) de la guerre. L'armée russe bombarde quotidiennement des zones civiles et des infrastructures, ce qui a récemment provoqué, en plein milieu d'un hiver particulièrement glacial, la pire crise énergétique dans ce pays depuis le début de l'invasion. À l'occasion de cet anniversaire, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'est rendue en Ukraine. La dirigeante doit, avec le président du Conseil européen, António Costa, prendre part à une rencontre trilatérale avec Volodymyr Zelensky. Vladimir Poutine « n'a pas atteint ses objectifs » de guerre ni « brisé les Ukrainiens », a déclaré ce-dernier. De son côté, Emmanuel Macron a estimé que cette guerre était « un triple échec pour la Russie », un échec « militaire, économique, stratégique ». Après quatre ans d'affrontement, quelle issue pour les Ukrainiens ?
Invités :
- Alla Poédie, juriste franco-ukrainienne, analyste géopolitique
- Cyrille Amoursky, correspondant de « Libération » en Ukraine
- Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française à l'ONU
Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Jeux olympiques 2030 : la France en hors-piste ?
Les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2030 lancent leur compte à rebours après la clôture des Jeux de Milan-Cortina 2026. Attribués aux Alpes françaises par le Comité International Olympique le 9 avril 2025, ils sont pourtant secoués par une crise de gouvernance au sein du Cojop. En moins de trois mois, le comité présidé par l'ancien champion de ski de bosses, Edgar Grospiron, a enregistré près d'une dizaine de démissions, dont deux directeurs. Le 2 février 2025, Bertrand Méheut, président du comité des rémunérations, a quitté ses fonctions en dénonçant une « dérive importante ». En cause notamment : la crainte de dérive budgétaire sur le montant fixé à 2 milliards d'euros et des élus soucieux de conserver la main. La ministre des Sports, Marina Ferrari, a annoncé une mission d'inspection pour examiner la gestion du comité. De son côté, Pierre-Olivier Beckers, responsable du CIO chargé de superviser les préparatifs, a lancé : « Le temps est compté. À seulement quatre ans de l'échéance, plusieurs décisions clés restent en suspens et le rythme de livraison doit s'accélérer dans l'ensemble des chantiers ». Comment résoudre cette crise de gouvernance et mener à bien l'organisation des jeux 2030 ?
Invités :
- Benjamin Dirx, député « Ensemble Pour la République » de Saône-et-Loire
- Élisa Martin, députée « La France Insoumise » de l'Isère
- Mathilde Ollivier, sénatrice écologiste des Français établis hors de France
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.