À LA UNE / Voiture électrique : la grande accélération ?
Avec la guerre au Moyen-Orient, la flambée des prix à la pompe a fortement accéléré l'essor des véhicules 100 % électriques en France. Les ventes ont progressé de 48 % depuis janvier, avec une envolée de 69 % en mars. Elles représentent désormais un tiers du marché automobile : un niveau historique. Dans une note publiée jeudi 7 mai, l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE) souligne que la hausse durable du coût des énergies fossiles, conjuguée à la baisse des prix des véhicules électriques d'occasion, renforce l'attractivité des solutions décarbonées. Dans le prolongement du plan d'électrification que le gouvernement entend déployer au cours de l'été, la ministre déléguée à l'énergie, Maud Bregeon, a confirmé, samedi 18 avril, le retour du dispositif de « leasing social » dès le mois de juillet. Cette formule de location à tarif réduit vise à faciliter l'accès à la voiture électrique pour les ménages aux revenus modestes. « Nous visons dans un premier temps 50 000 véhicules destinés aux Français modestes, percevant en moyenne moins de 2 200 euros par mois », a précisé la ministre. Le mouvement d'électrification est-il durablement enclenché ?
Invités :
- Pierre-Olivier Marie, rédacteur en chef adjoint de « Caradisiac.com »,
- Bastien Gebel, responsable décarbonation de l'industrie automobile de l'organisation « Transport et environnement »,
- Bernard Jullien, maître de conférences à l'université de Bordeaux, spécialiste de l'industrie automobile.
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« Quelle histoire ! » : « Charles de Gaulle, le sauveur d'Ormuz ? » par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Étudiants étrangers : le tri par le prix ?
Dans le cadre d'un nouveau plan baptisé « Choose France For Higher Education », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a annoncé le lundi 20 avril vouloir appliquer strictement les droits d'inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises. Concrètement, la majorité des étudiants non ressortissants de l'Union européenne seront appelés à la rentrée 2026 à s'acquitter de droits d'inscription fixés à 2 895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd'hui, et 3 941 euros en master, contre 254 euros. Les organisations syndicales étudiantes ont appelé à manifester le 12 mai et dénoncent une mesure « xénophobe », « qui ira à l'encontre de l'objectif d'attractivité affiché comme caution par le gouvernement ». Faut-il appliquer des frais d'inscription différenciés pour les étudiants étrangers ?
Invités :
- Claire Lejeune, députée « La France Insoumise » de l'Essonne,
- Anne Genetet, députée « Ensemble pour la République » des Français établis hors de Frace, ancienne ministre de l'Éducation nationale,
- Paul-Henri Wallet, journaliste au Figaro.
« Bourbon express » par Marco Paumier.