2027 : Boris Vallaud plaide "pour un candidat commun de la gauche non mélenchoniste"

Actualité
Image
Boris Vallaud
Boris Vallaud sur le plateau de Lundi C'est Politique, le 27 avril 2026
par Soizic BONVARLET, le Lundi 27 avril 2026 à 19:25

Invité de Lundi C'est Politique ce lundi 27 avril, Boris Vallaud a exprimé son souhait de voir émerger un candidat unique de "la gauche non mélenchoniste" en vue de 2027. Le président du groupe Socialistes à l'Assemblée nationale a également plaidé pour que le gouvernement prenne des mesures supplémentaires en soutien des automobilistes impactés par la crise énergétique.

Un candidat commun et une stratégie électorale. C'est ce qu'a défendu lundi soir le président du groupe Socialistes à l'Assemblée nationale, Boris Vallaud, sur le plateau de Lundi C'est Politique. Estimant que "la gauche non mélenchoniste" serait en mesure "d'avoir un projet majoritaire dans le pays" à condition de surmonter ses désaccords, il a appelé à l'élaboration d'un "contrat de législature" dans la perspective de 2027.

Manifeste pour la "démarchandisation"

Évoquant une "contribution" à ce qui pourrait constituer le programme d'une gauche unie, Boris Vallaud a défendu le principe d'une "démarchandisation", objet de son ouvrage paru ce mois-ci et intitulé Nos vies ne sont pas des marchandises. "On est dans un monde qui est devenu une grande boutique, tout est à acheter, tout est à vendre, il y a une vraie confusion entre la valeur d'échange et la valeur d'usage", a-t-il déploré, plaidant notamment pour une gestion publique de l'eau généralisée à l'ensemble du territoire. "La démarchandisation ce n'est pas l'étatisation de tout", a-t-il cependant précisé, indiquant que la nationalisation pourrait faire "partie des outils" sans constituer pour autant l'alpha et l'oméga de son projet.

Tweet URL

Interpellé par le journaliste Victor Castanet, auteur des ouvrages Les Fossoyeurs et Les Ogres, il s'est également prononcé pour "une gestion non-lucrative" des secteurs de la petite enfance et du grand âge.

Prix des carburants : Boris Vallaud somme le gouvernement d'agir

Également interrogé sur la crise énergétique et ses impacts sur le pouvoir d'achat, le patron des députés socialistes a rappelé que son parti avait demandé au gouvernement, il y a déjà plusieurs semaines "d'encadrer les marges des distributeurs". Il a également plaidé pour une taxe sur les sur-profits des énergéticiens, réclamée par plusieurs pays européens, et pour un "chèque ciblé" en direction des travailleurs les plus modestes. Réfutant que la mesure puisse porter un coup fatal aux finances de l’État, le député a fait valoir que "quand le prix des carburants augmente et qu'il y a des taxes qui sont liées au prix de l'essence, mécaniquement, il y a plus de rentrées fiscales".

Tweet URL

Boris Vallaud s'est en outre prononcé en faveur d'un projet de loi de finances rectificative, rejoignant la position du président de la commission des finances, Eric Coquerel (La France insoumise). Il a fait part de sa volonté de "savoir la réalité de ce que veut faire le gouvernement", et la nécessité selon lui que les mesures pour lutter contre les effets de la crise énergétique soient entérinées par un débat parlementaire.