Invitée de Lundi C'est Politique ce lundi 18 mai, Mathilde Panot (La France insoumise) a estimé que Jean-Luc Mélenchon était à ce jour le seul candidat de gauche ayant "fait émerger une équipe capable de gouverner" et "un programme" en vue de 2027. La présidente du groupe LFI à l'Assemblée a également estimé que la mobilisation bénéficierait à sa formation politique en cas de duel de second tour avec le RN.
Un programme et une équipe en mesure de gouverner. C'est ce qu'a revendiqué ce lundi soir la présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée, Mathilde Panot, en vue de l'élection présidentielle de l'an prochain. "Jean-Luc Mélenchon est le seul homme politique qui a fait émerger non seulement une équipe capable de gouverner, mais en plus de cela un programme", a-t-elle aussi fait valoir, soulignant le manque de personnalités identifiables aux côtés de François Ruffin ou de Raphaël Gluscksmann.
Interrogée sur la primaire de la gauche, qui semble avoir du plomb dans l'aile et à laquelle le candidat de La France insoumise s'est toujours refusé, Mathilde Panot a estimé que "puisqu'on appelle cette gauche non mélenchoniste, détester La France insoumise ne fait pas un programme".
Sur le second tour de l'élection présidentielle et l'hypothèse d'un duel entre Jean-Luc Mélenchon et le candidat du Rassemblement national, la députée s'est en outre montrée confiante. "Si c'est vraiment nous contre l'extrême droite, chacun devra choisir son camp. Dans un pays qui en 2024, s'est mobilisé en masse pour battre l'extrême droite, je ne crois pas une seule seconde que deux ou trois ans plus tard, ce soit l'extrême droite qui arrive au pouvoir", a-t-elle aussi considéré.
Sur la hausse des tarifs à la pompe et les annonces de Sébastien Lecornu attendues cette semaine, Mathilde Panot a réitéré la mesure portée depuis plusieurs semaines par La France insoumise, à savoir le blocage des prix. Plus largement, elle a estimé que "la première chose à faire pour libérer le détroit d'Ormuz, c'est la paix", dénonçant "la guerre illégale déclenchée par Trump et Netanyahu".
La députée a également défendu le principe de la nationalisation d'une partie de l'activité de TotalEnergies, n'hésitant pas à qualifier le groupe pétrolier de "profiteur de guerre". "En dix ans, Total a donné 100 milliards à ses actionnaires. Si Total était resté public, comme cela a été le cas jusqu'en 1993, c'est une partie de l'argent que nous aurions eu directement dans les caisses de l'Etat", a fait valoir Mathilde Panot.
Au sujet de la visite d'Etat en Algérie du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, Mathilde Panot a espéré que ce voyage "tourne la page de la gestion calamiteuse et dangereuse de Bruno Retailleau". Appelant de ses voeux "une relation respectueuse et apaisée", elle a jugé une coopération possible à condition de "sortir d'une forme de colonialisme". "La France doit reconnaître ce qu'il s'est passé dans notre pays le 17 octobre 1961, quand des Algériens ont été noyés dans la Seine", a-t-elle aussi martelé.
A propos des accords franco-algériens conspués par l'ancien ministre de l'Intérieur, et qui facilitent notamment l'attribution de titres de séjours, la présidente du groupe parlementaire de La France insoumise a estimé qu'ils étaient "issus d'une longue histoire" et légitimes à perdurer. Elle a en revanche qualifié de "priorité diplomatique" le fait d'obtenir la libération de Christophe Gleizes, le journaliste incarcéré depuis près d'un an pour avoir été en contact avec un responsable du mouvement indépendantiste kabyle.