"Aucun député insoumis ne devrait publier dans des maisons d'édition détenues par Bolloré", déclare Mathilde Panot

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Mathilde Panot à l'Assemblée nationale, le 17 juin 2026
Mathilde Panot à l'Assemblée nationale, le 17 juin 2026 - LCP
par Maxence Kagni, le Mardi 15 septembre 2026 à 16:57

Ce mardi, la présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a indiqué qu'à l'avenir "aucun député insoumis ne devrait publier dans des maisons d'édition détenues par Bolloré". Une mise en garde qui vise en particulier Aurélien Taché, qui publiera en octobre un ouvrage chez Fayard.

"C'est son choix et ce n'est pas le nôtre." Interrogée sur Franceinfo, ce mardi 15 septembre, la présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a pris ses distances avec la décision du député LFI Aurélien Taché de faire publier son prochain livre aux éditions Fayard, un groupe détenu par le milliardaire Vincent Bolloré.

Le 24 juillet dernier, le média en ligne Streetpress avait révélé que l'élu du Val-d'Oise allait publier le 14 octobre un livre intitulé "Le Français, une langue africaine" dans la collection Pensée Libre, dirigée par Sonia Mabrouk, ex-journaliste star de CNews (une chaîne détenue par Vincent Bolloré), désormais à BFMTV.

L'éditeur de Bardella, Sarkozy et Knafo

Ce mardi, Mathilde Panot a expliqué avoir simplement été "informée" par Aurélien Taché de sa décision de publier son livre chez Fayard : "Je pense qu'à l'avenir aucun député insoumis ne devrait publier dans des maisons d'édition détenues par Bolloré", a commenté sur Franceinfo la présidente du groupe LFI à l'Assemblée. "Moi, je veux redire tout notre soutien non seulement aux maisons d'édition indépendantes, mais aussi aux écrivains et aux artistes qui luttent contre la mainmise de Bolloré sur la liberté de création", a ajouté Mathilde Panot.

La maison d'édition Fayard est actuellement l'éditrice des livres de Jordan Bardella, Nicolas Sarkozy, Sarah Knafo, ou encore Philippe de Villiers. En juillet dernier, Aurélien Taché assumait son choix : "Si on peut utiliser les moyens des médias Bolloré pour diffuser nos idées sur la décolonisation de la langue française, on prend", avait-il expliqué à Streetpress. L'explication de l'ancien député macroniste, qui a rejoint les insoumis en 2024 après un passage chez les écologistes, n'a pas convaincu la direction de LFI. 

En mai dernier, Jean-Luc Mélenchon avait promis, s'il arrivait au pouvoir, une "loi de libération des médias" : "Ça couvre plein de sujets, mais le premier, c'est la dislocation des monopoles, notamment le monopole Bolloré", avait déclaré le candidat à l'élection présidentielle dans une vidéo publiée en ligne.