Gouvernement Attal : premières réactions des députés à la nomination des principaux ministres

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Image d'illustration de l'Assemblée nationale. LCP
Image d'illustration de l'Assemblée nationale. LCP
par Raphaël MarchalSoizic BONVARLET, le Jeudi 11 janvier 2024 à 21:40, mis à jour le Vendredi 12 janvier 2024 à 15:05

Les principaux ministres du gouvernement Attal - 11 ministres de plein exercice et 3 ministres déléguées - ont été nommés jeudi 11 janvier. Comment réagissent les députés de la majorité et des oppositions à ces nominations ? Tour d'horizon des premières réactions venues de l'Assemblée nationale. 

Quatorze premiers noms ont été dévoilés par le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler. Deux jours après l'arrivée de Gabriel Attal à Matignon, les principaux ministres du gouvernement ont été nommés jeudi 11 janvier en fin de journée. Une première vague de nominations qui a immédiatement fait réagir députés de la majorité et des oppositions. 

"Je ne regrette absolument pas les noms que je vois sortir", a déclaré Alexis Izard (Renaissance) sur France Info. Interrogé sur la sortie de plusieurs personnalités plutôt classées à gauche, il a rappelé que le Premier ministre, Gabriel Attal, est lui-même issu de l'aile gauche de la majorité. "Je ne suis pas sûr que les projets qui arrivent à l'Assemblée nationale soit des projets qui soient catégorisés à droite", a-t-il aussi estimé, citant notamment les textes sur la fin de vie. 

Du côté du Rassemblement national, les députés ont surtout réagi à la nomination de Rachida Dati, venue des Républicains, au ministère de la Culture. "Le RN est la seule force d’opposition à Emmanuel Macron", en a conclu Laure Lavalette sur X (ex-Twitter), pour qui l'entrée au gouvernement de l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy démontre la porosité entre la majorité présidentielle et la droite. Interrogé par TF1, Jean-Philippe Tanguy (RN) a, en outre, critiqué un "faux remaniement", avec la reconduction de nombreux ministres. Emmanuel Macron "n'a aucune autre solution", a-t-il cinglé.

Les députés de gauche se montrent également très critiques après cette première série de nominations. "Aucune femme sur un ministère régalien", a quant à elle déploré sur X Sandrine Rousseau (Ecologiste). "On est bien là, à la fraîche, décontractés de la grande cause", a-t-elle écrit, détournant une réplique du film de Bertrand Blier, Les Valseuses, tout en faisant référence à l'engagement présidentiel de faire de l'égalité entre les femmes et les hommes la "grande cause du quinquennat".

La présidente du groupe La France insoumise, Mathilde Panot, a pour sa part choisi de réagir au cumul de l'Education nationale et des Sports par Amélie Oudéa-Castéra, alors que "la ministre des Sports, n'a rien de moins que les JO 2024 à organiser", dénonçant un "mépris" de la part du président de la République. "La macronie rabougrie ne se donne même plus la peine de faire semblant", conclut Mathilde Panot sur X.

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"Dati, Darmanin, Vautrin... Après la préférence nationale, la préférence sarkozyste", a ironisé Boris Vallaud. "Il n'y a plus 'd'aile gauche'", a aussi estimé le président du groupe Socialistes, "il n'y a plus de 'en même temps', il n'y a plus qu'une coalition des droites pour mener une politique libérale et autoritaire".

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Un équilibre général et des nominations qui ont aussi fait réagir le secrétaire national du Parti communiste et député, Fabien Roussel, qui a tweeté de façon brève et ironique : "Bienvenue au gouvernement Sarkozy 4 !".

Alors que l'arrivée de l'ancienne ministre de la Justice du quinquennat de Nicolas Sarkozy au ministère de la Culture est la nomination la plus commentée de ce gouvernement, la réaction des Républicains n'a pas tardé. Le président du parti et député Eric Ciotti a en effet rapidement annoncé que Rachida Dati ne faisait "désormais plus partie des Républicains". "Elle se place en dehors de notre famille politique (...) Nous sommes dans l’opposition, nous tirons donc les conséquences de son choix avec regret", a fait savoir le Questeur de l'Assemblée nationale.

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