Les Français Cécile Kohler et Jacques Paris "sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran", a annoncé Emmanuel Macron ce mardi. Une bonne nouvelle immédiatement relayée dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
L'annonce a été faite par Emmanuel Macron. Sur X, le chef de l'Etat a affirmé ce mardi 7 avril, peu avant 15h30, que Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis tris ans et demi, étaient désormais "libres". Ils sont "en chemin vers le territoire français", a ajouté le Président, qui évoque "un soulagement pour nous tous et pour leurs familles".
Selon l'entourage du chef de la diplomatie française à l'AFP, les deux ex-détenus ont quitté l'Iran "à l'aube" avec l'ambassadeur de France en Iran et sous convoi diplomatique, et "sont actuellement en Azerbaïdjan".
A l'Assemblée nationale, la présidente Yaël Braun-Pivet a pris la parole, lors de la séance des questions au gouvernement, pour annoncer la nouvelle aux députés. "Cécile Kohler et Jacques Paris sont dans un avion pour Paris", a-t-elle déclaré, sous les applaudissements, avant d'adresser, "au nom de la représentation nationale, un immense remerciement aux services du ministère des Affaires étrangères, à vous Monsieur le ministre [Jean-Noël Barrot, NDLR]", présent dans l'hémicycle.
Dans la foulée, plusieurs députés ont tenu, à l'image de Thierry Benoit (Horizons), à "remercier le ministre, ainsi que la diplomatie française, et tout ceux qui de près ou de loin ont permis à nos deux compatriotes de retrouver le sol français aujourd'hui". Le député Damien Maudet (La France insoumise) a également "remercié la diplomatie française pour son action".
Ils sont "définitivement LIBRES !", a réagi Jean-Noël Barrot sur X. "Au téléphone il y a quelques instants, ils m'ont exprimé leur émotion et leur joie de retrouver bientôt leur pays et leurs proches", a-t-il ajouté.
Professeure de lettres de 41 ans et enseignant retraité de 72 ans, Cécile Kohler et Jacques Paris ont été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d'un voyage touristique en Iran. Accusés d'espionnage par le régime de Téhéran, ils avaient été condamnés en octobre 2025 à respectivement à 20 et 17 ans de prison, avant d'être remis en liberté le 4 novembre dernier, mais avec l'interdiction de quitter la République islamique iranienne. Ils étaient depuis assignés à résidence à l'ambassade de France.