Laurent Wauquiez : "Il ne serait pas sérieux de faire tomber le gouvernement" sur le budget

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par Maxence Kagni, le Mercredi 21 janvier 2026 à 13:55, mis à jour le Mercredi 21 janvier 2026 à 14:05

Invité de l'Association des journalistes parlementaires, Laurent Wauquiez a écarté ce mercredi 21 janvier tout vote de la censure par le groupe "Droite républicaine", qu'il préside à l'Assemblée nationale. Alors que deux motions de censure seront examinées vendredi sur le budget, il met en avant la "menace géopolitique" pour justifier ce choix.

Laurent Wauquiez écarte tout vote de la censure par les députés "Droite républicaine". "Dans cette période de menace géopolitique, la France ne peut pas être un bateau ivre sans gouvernement et sans budget et donc nous en tirerons les conséquences sur nos votes de vendredi", a déclaré le président des députés DR, invité ce mercredi 21 janvier de l'Association des journalistes parlementaires.

Pointant un "contexte international de danger" pour la France et l'Europe et la "menace d'une guerre commerciale", Laurent Wauquiez estime "qu'il ne serait pas sérieux de faire tomber un gouvernement et de laisser la France sans budget".

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"Ce n'est pas un bon budget"

Pour autant, le président du groupe "Droite républicaine", au sein duquel siègent les députés Les Républicains, n'a pas caché ce qu'il pense du budget proposé par Sébastien Lecornu : "Oui c'est un budget de compromis, oui ce n'est pas un bon budget, oui c'est un budget imparfait et c'est juste le produit de ce qu'est une Assemblée nationale et un Parlement où il n'y a pas de majorité."

Au cours de la conférence de presse, Laurent Wauquiez a cependant estimé que la droite avait remporté "beaucoup de batailles" : "On est partis avec un budget qui était un massacre fiscal", a-t-il ainsi considéré revenant sur les mesures qui étaient prévues dans le projet de loi de finances initial. Avant d'ajouter : "Pour moi, le gros point noir de ce budget est qu'il n'y a pas suffisamment d'économies par rapport à ce que je voulais et il y a trop de poids mis sur les grandes entreprises". Et d'expliquer que la seule façon de bâtir un budget qui conviendrait véritablement à sa famille politique passait par une victoire à l'élection présidentielle de 2027.