"Le recul environnemental de trop": la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, annonce remettre sa démission

Actualité
Image
Monique Barbut, ministre de la Transition écologique
Monique Barbut Minister for Ecological Transition Biodiversity and International Climate and Nature Negotiations after the weekly council of ministers in the main courtyard of the Elysee Presidential Palace in Paris France on June 24, 2026. (Photo by Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
par Raphaël Marchal, le Mercredi 22 juillet 2026 à 09:32

La ministre de la Transition écologique a annoncé sur LinkedIn remettre sa démission, ce mercredi 22 juillet. Monique Barbut était opposée à plusieurs mesures du projet de loi d'urgence agricole, et tout particulièrement à la réintroduction de l'acétamipride permise par le texte.

Elle a officialisé son départ du gouvernement sur LinkedIn. Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, va présenter sa démission à Emmanuel Macron ce mercredi, deux jours après l'adoption définitive du projet de loi d'urgence agricole. C'est une des mesures du texte qui n'est pas passée : la réintroduction à titre dérogatoire de l'acétamipride, un pesticide néonicotinoïde, sous réserve de validation de l'Anses, l'agence sanitaire.

Le "recul environnemental de trop", explique l'ex-présidente de WWF France, qui indique qu'on lui avait pourtant assuré que l'introduction d'une telle disposition au Sénat "mettrait un terme au parcours du texte".

"J'ai le cœur serré en pensant à l'immense majorité de nos agriculteurs, qui demeurent les grands oubliés de ces renoncements environnementaux." Monique Barbut, ministre de la Transition écologique

La réintroduction de deux pesticides pour les filières en difficulté a pourtant été conservée dans le texte issu de la commission mixte paritaire, l'instance de consultation entre les deux chambres du Parlement, puis dans la version définitive du projet de loi à l'issue d'une séance houleuse, et malgré la demande de certains députés du camp gouvernemental de faire voter des amendements de suppression. "Contrairement aux engagements qui m'avaient été donnés, le gouvernement a empêché le débat autour de la suppression de cette mesure", accuse Monique Barbut, qui ne cache pas son ressentiment. "La politique n'est pas mon monde, et si c'est cela dont il s'agit, elle ne le sera définitivement pas."