Présidentielle: retour du certificat d'études, revalorisation des salaires… Ce que propose Gabriel Attal pour l'école

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Gabriel Attal
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mardi 25 août 2026 à 11:16

Le candidat Gabriel Attal (Renaissance) détaille, dans une interview au Monde ce mardi, ses mesures pour l'école. Parmi lesquelles, une loi de programmation pilotée par un ministre "qui restera en poste cinq ans", le rétablissement du certificat d'études à l'entrée du collège et des augmentations salariales pour les enseignants.

Après Édouard Philippe lundi, c'est au tour de son rival du bloc central, Gabriel Attal, de faire ses propositions pour l'école, l'un des quatre chantiers que le candidat de Renaissance à l'élection présidentielle juge prioritaires (avec les salaires, les frontières et l'intelligence artificielle). Depuis 2022 et le début du second quinquennat d'Emmanuel Macron, "on a eu sept ministres de l'Éducation nationale en quatre ans et de nombreux changements de ligne. C'est une forme de très mauvais 'en même temps' qui a porté préjudice aux objectifs qu’on voulait atteindre", déplore dans un entretien au Monde publié ce mardi 25 août celui qui a été lui-même brièvement ministre de l'Éducation nationale au deuxième semestre 2023.

Face à cela, Gabriel Attal souhaite, s'il est élu à l'Élysée en 2027, mettre en œuvre une loi de programmation pour l'école qui serait pilotée par un ministre "qui restera en poste cinq ans", et qui pourra donc travailler sur le temps long.

Le retour du certificat d'études et un brevet obligatoire

Le secrétaire général de Renaissance juge, qu'il y a un problème de niveau à l'école" et dit vouloir "mettre fin au doute français sur l'école de la République". Concernant le primaire, il souhaite notamment "atteindre moins de 20 élèves par classe grâce à la baisse démographique".

Mais ses propositions portent principalement sur le collège. Gabriel Attal propose ainsi de rétablir le certificat d'études, abandonné depuis un demi-siècle, "à l'entrée en 6e pour garantir que les élèves ont le bagage nécessaire". "Il faudra que ceux qui y entrent aient le niveau et proposer une année passerelle à ceux pour qui ce n'est pas le cas", explique-t-il. Dans la même logique, "le brevet des collèges deviendra obligatoire pour passer en classe de seconde", ajoute le candidat. Une mesure qu'il avait décidée comme ministre avant qu'elle ne soit abandonnée par Elisabeth Borne.

Ce n'est d'ailleurs pas la seule de ses propositions de l'époque qu'il reprend. Gabriel Attal reprend sur son idée d'un "collège plus individualisé" avec "une généralisation des groupes de niveau en français et en mathématiques". Là encore, cette mesure qu'il avait également introduite comme ministre avait été contestée par les enseignants et dans les faits peu appliquée, puis abandonnée.

Pour davantage de mixité sociale, l'ancien Premier ministre veut aussi fermer "les 100 collèges qui constituent les pires ghettos scolaires" en répartissant les élèves "dans d'autres établissements".

Une revalorisation des salaires

Concernant le salaire des enseignants, un métier qui a été "progressivement smicardisé", Gabriel Attal souhaite "que le traitement des enseignants soit revalorisé de 200 euros net par mois, jusqu'à 500 euros net pour les milieux de carrière".

Sur X ce mardi, le candidat de La France insoumise a réagi aux programmes de Gabriel Attal et d'Édouard Philippe sur l'école, critiquant ceux qui "proposent aujourd'hui de dynamiter l'école publique et d'augmenter les salaires qu'ils ont gelés pendant dix ans".

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(avec AFP)