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Chaque voix compte - 1er mai : les coulisses d'un naufrage

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À LA UNE / 1er mai : les coulisses d'un naufrage

À l'issue d'une réunion avec les syndicats hier lundi 13 avril, le gouvernement a renoncé à légiférer sur le travail le 1er mai. Ce jour restera, en l'état, le "seul jour férié, chômé et payé", et ce principe "doit continuer", a assuré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou. Vivement dénoncée par les syndicats, la proposition de loi devait permettre d'autoriser le travail de salariés dans des commerces de bouche de proximité comme les boulangeries, boucheries, fleuristes, mais aussi dans des établissements culturels. L'ex-premier ministre Gabriel Attal, porteur de la proposition, et le patron du parti Les Républicains, Bruno Retailleau ont déploré la décision de l'exécutif de ne pas faire avancer ce texte, le premier regrettant que le gouvernement n'ait "pas tenu ses engagements", le second dénonçant ses "capitulations à répétition". Grâce à la motion de rejet, le texte pouvait être adopté sans que les députés ne l'aient examiné en première lecture, à la suite d'une commission mixte paritaire (CMP) très rapidement convoquée afin de le rendre applicable dès le 1er mai prochain. Après le rejet tactique du texte vendredi dernier 10 avril, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a alors brandi la menace de la censure, envisagée "avec l'ensemble des partis de gauche". Dans ce contexte, le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de ne pas demander la convocation de la commission mixte paritaire. La leader de la CGT, Sophie Binet, s'est réjouie que le ministre "ait entendu les alertes des organisations syndicales".
Le texte du 1er mai marque-t-il un revers pour le gouvernement ?

Invités :
Thomas Soulié, journaliste au Parisien
Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA
Thomas Vacheron, secrétaire confédéral de la CGT

Chroniques :
"Le chiffre du jour" par Fanny Guinochet
"Quelle histoire !" par Olivier Ravanello

LA QUESTION QUI FÂCHE / OQTF: la durée de rétention en question

Ce lundi 13 avril, les députés ont amorcé l'examen de la proposition de loi déposée par le député Charles Rodwell (Ensemble pour la République), visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat. L'objectif affiché par l'élu est de "contribuer à rétablir la sécurité des Français et à prévenir la réitération d'actes criminels et terroristes sur le territoire français" par des étrangers faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui ont déjà été condamnés par la justice et qui sont considérés comme particulièrement dangereux. Approuvé par la commission des lois le 11 février dernier, le texte signé par Gabriel Attal et Michel Barnier, prévoit de rétablir la possibilité de maintenir en rétention administrative pendant 210 jours des étrangers "condamnés à une peine d'interdiction du territoire pour des actes terroristes ou qui font l'objet d'une décision d'expulsion fondée sur des considérations liées à des activités terroristes pénalement constatées". Cette possibilité existait auparavant, mais a été écartée en août 2025, à la suite de la censure par le Conseil constitutionnel d'une précédente loi visant, elle aussi, à prolonger la durée de la rétention administrative. La députée communiste Elsa Faucillon a dénoncé un texte qui "brade l'Etat de droit" et tend à transformer la rétention administrative en "prison pour étrangers". Face à la commission des lois, le député Charles Rodwell a quant à lui répliqué : "Jamais le respect de cet État de droit ne doit nous condamner à l'impuissance". Faut-il allonger la rétention au nom de la sécurité ?

Invités :
Charles Rodwell, député "Ensemble pour la République" des Yvelines
Céline Hervieu, députée socialiste de Paris

"Bourbon express" par Marco Paumier

Diffusions sur LCP TNT