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Chaque voix compte - Cadmium : un poison invisible dans nos assiettes

EMISSION
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À LA UNE / Cadmium : un poison invisible dans nos assiettes
Ce mercredi 25 mars l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme, « une surexposition de la population française au cadmium par l'alimentation ». Ce métal toxique s'accumule dans l'organisme et favorise le développement des cellules cancéreuses, altère la fertilité, augmente le risque cardiovasculaire et altère le fonctionnement des reins. Selon l'expertise, il faudrait 10 à 30 ans pour éliminer la moitié de la teneur en cadmium absorbé par les corps. « L'agriculture intensive utilise des engrais phosphatés qui en contiennent, entrent dans le sol puis remontent dans la plante. Le cadmium est un métal d'une agressivité incroyable et nous en mangeons matin, midi et soir » détaille Pierre Souvet, médecin. De toutes les sources de contamination, l'alimentation explique « jusqu'à 98% de l'imprégnation au cadmium », à travers des produits du quotidien aussi courants que le pain, les viennoiseries, les pâtes, le riz ou les pommes de terre. « Les niveaux français sont jusqu'à trois ou quatre fois supérieurs à ceux d'autres pays comme la Belgique, l'Angleterre ou l'Italie », relève la toxicologue Géraldine Carne, coordinatrice de l'étude de l'Anses. En réponse à cette expertise, le ministère de l'Agriculture a annoncé un abaissement des limites maximales de cadmium dans les engrais phosphatés de 90 milligrammes par kilogramme actuellement autorisés en France, à 60 mg/kg en 2027. Or, dès 2019, l'Anses préconisait d'appliquer « dès que possible » une limite de 20 mg/kg. Comment expliquer la présence de ce métal dans nos assiettes et comment y remédier ?

Invités :
- Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime,
- Antoine Beau, journaliste santé à L'Express,
- Géraldine Carne, coordinatrice de l'expertise sur le Cadmium.

Chroniques :
« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » par Clément Méric

LA QUESTION QUI FÂCHE / Enseignement à la Défense : l'école doit-elle être préparée à la guerre ?
Ce jeudi 26 mars a été examiné, lors de la journée d'initiative parlementaire réservée au groupe Les Démocrates, une proposition de loi portée par Christophe Blanchet visant à inscrire un enseignement obligatoire à la défense nationale dans le Code de l'éducation. Estimant que « la défense nationale est l'affaire de tous », Christophe Blanchet souhaite ancrer cet apprentissage dans le temps scolaire. Afin de permettre à chaque jeune de comprendre la mission des armées, les conditions de la souveraineté et la place du citoyen dans la stratégie de défense, le député souhaite que, de la classe de 6e à la terminale, chaque matière puisse se saisir pleinement de ces enjeux. « Ce texte est une catastrophe ! Il est inacceptable car il participe à une militarisation de notre jeunesse et à une banalisation de la guerre dans notre société », proteste Soumya Bourouaha, députée communiste de Seine-Saint-Denis. De meurs côtés, les syndicats enseignants ont signé un communiqué commun appelant les députés à voter contre cette proposition de loi. « Elle acterait le fait que la mission de l'école n'est pas d'instruire la jeunesse et de développer son esprit critique, mais de lui inculquer une culture militaire », s'insurgent-ils. Faut-il rendre obligatoire l'enseignement de la défense nationale à l'école en France ?

Invités :
- Christophe Blanchet, député « Les Démocrates » du Calvados,
- Louis Boyard, député « La France Insoumise » du Val-de-Marne.

« Bourbon express » par Marco Paumier

Diffusions sur LCP TNT