À LA UNE / Guerre au Moyen-Orient : l'embrasement, jusqu'où ?
Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes en Iran, provoquant la mort du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Le régime iranien a répliqué en envoyant des missiles vers l'État hébreu et des bases américaines au Moyen-Orient. Le Qatar, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahreïn ont notamment été touchées. Cette guerre s'ouvre après les négociations sous haute tension sur le nucléaire iranien. Donald Trump a appelé la population iranienne à se soulever contre le régime des mollahs, après la nouvelle vague de contestation qui a secoué l'Iran fin 2025. La violente répression organisée par Téhéran et les gardiens de la révolution aurait fait plus de 30 000 morts parmi les manifestants. Le régime iranien, toujours en place, refuse de négocier avec les Etats-Unis et promet une « longue guerre ». Washington a répondu être prêt à aller « aussi loin que nécessaire », y compris au sol et « bien au-delà » des 4 ou 5 semaines prévues. Le conflit s'étend désormais du Liban, où les frappes israéliennes se poursuivent sur les bastions du Hezbollah pro-iranien, aux pays du Golfe en passant par Chypre. Quatre jours après le début des frappes, Emmanuel Macron a choisi de s'adresser aux Français. Quelle est l'ampleur des bombardements au Moyen-Orient ?
Invités :
- Maya Khadra, journaliste franco-libanaise, spécialiste du Moyen-Orient,
- Camille Lons, directrice adjointe au Conseil européen pour les relations internationales, experte des pays du Golfe,
- François Gouyette, ancien ambassadeur de France aux Émirats arabes unis et en Arabie-Saoudite.
Chroniques :
« Le chiffre du jour » : Détroit d'Ormuz bloqué, pénurie annoncée ? par Julie Ruiz
« Quelle histoire ! » : Nucléaire : dissuasion avancée, doctrine assumée par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Les femmes sont-elles condamnées à gagner moins que les hommes ?
Dans sa dernière enquête sur les inégalités salariales entre les femmes et les hommes du 3 mars 2026, l'Association pour l'emploi des cadres (Apec) relève qu'à profil et à poste identique, les femmes gagnent près de 7% de moins que leurs homologues masculins : un écart quasi inchangé depuis 10 ans. Pourtant, « les femmes demandent presque autant que les hommes des augmentations mais, dans les faits, elles obtiennent moins souvent satisfaction », rapporte Hélène Garner, directrice des études de l'Apec. Depuis le 1er mars 2026, la loi Rixain impose aux entreprises de plus de 1 000 salariés de compter au moins 30 % de femmes parmi leurs cadres dirigeants. La directive européenne sur la transparence salariale doit permettre à toutes et tous de demander la moyenne des salaires de leurs collègues effectuant un même travail ou un travail de valeur égale. Comment expliquer la persistance des inégalités salariales entre les femmes et les hommes ?
Invités :
- Dieynaba Diop, députée socialiste des Yvelines,
- Marie-Pierre Rixain, députée « Ensemble Pour la République » de l'Essonne,
- Sandra Lothe-Fernandes, responsable de plaidoyer égalité femmes/hommes chez Oxfam.