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Chaque voix compte - Moyen-Orient : les Etats-Unis pris à leur propre piège ?

EMISSION
duration
1 heure 5 minutes
À LA UNE / Moyen-Orient : les Etats-Unis pris à leur propre piège ?

Treize jours après le déclenchement des frappes américano-israéliennes, le conflit semble s'enliser dans la région. Si Donald Trump a affirmé pour la seconde fois en quelques jours que la guerre pourrait prendre fin « bientôt », les Gardiens de la Révolution iraniens se disent déterminés à mener une « guerre d'usure ». Car, malgré un conflit dans lequel les pays du Golfe, le Bahreïn, l'Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweit et Oman, sont pris pour cible, Téhéran ayant notamment frappé des infrastructures civiles et énergétiques, ces états, alignés aux Américains, n'envisagent pas de répliquer militairement. « Le coût de la non-réponse est moins élevé que le coût de réponse », analyse Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen. Alors que plusieurs soldats américains sont morts dans les attaques, seuls 29% des Américains approuvent l'opération en Iran, selon un sondage Ipsos. Les Etats-Unis sont-ils en train de s'embourber au Moyen-Orient ?

Invités :
Marie-Cécile Naves, politiste, directrice de recherche à l'IRIS, autrice de "Géopolitique des Etats-Unis » (Eyrolles)
David Rigoulet-Roze, rédacteur en chef de la revue « Orients stratégiques », chercheur à l'IFAS
Anne Bauer, journaliste aux « Echos », spécialiste des questions défense

Chronique :

« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello

LA QUESTION QUI FÂCHE / Essence : l'Etat doit-il intervenir ?

Alors que les conséquences de la guerre au Moyen-Orient se font de nouveau ressentir sur les marchés, le baril de pétrole ayant de nouveau dépassé la barre des 100 dollars, le ministre de l'Économie, Roland Lescure et la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, ont reçu à Bercy les représentants agricoles et du secteur des carburants et des engrais. Depuis le début du conflit, le prix du gazole non routier (GNR), utilisé pour les tracteurs, est passé de 1,28 euros par litre à 1,71 euros, et les engrais de 450 euros la tonne à plus de 510 euros. « Les augmentations constatées en début de crise doivent aujourd'hui être atténuées par l'évolution des cours : les baisses doivent être répercutées aussi vite que les hausses », a-t-elle ajouté. En revanche, aucun dispositif de soutien n'a été défini. TotalEnergies a annoncé, jeudi 12 mars, un plafonnement des carburants dans ses stations-services à partir du vendredi 13 mars. Les prix de l'essence ne pourront pas dépasser 1,99 euro et les prix du gazole 2,09 euros. L'entreprise avait déjà plafonné les prix de tous ses carburants à 1,99 euro en février 2023, en raison de la guerre en Ukraine. En parallèle, face à l'escalade, les 32 pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) ont décidé de libérer 400 millions de barils de leurs réserves stratégiques, le déblocage « le plus important » de l'histoire de l'organisation. L'Etat français doit-il alors réduire les taxes sur le carburant ?

Invités :
Francis Pousse, Président national de la branche Distributeurs Carburants et Énergies nouvelles du syndicat Mobilians
Yves Carra, porte-parole d'Automobile Club
Stéphanie Villers, économiste à PwC France

« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

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