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Chaque voix compte - Municipales : Onde de choc jusqu'à l'Assemblée ?

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À LA UNE / Municipales: Onde de choc jusqu à l'Assemblée ?
Les Français sont retournés aux urnes ce dimanche 22 mars pour le second tour des élections municipales de 2026. Les résultats confirment la progression de l'abstention, qui a atteint 42,18%, un niveau record sous la Ve République, à l'exception des élections de 2020. Présenté comme une répétition générale avant l'élection présidentielle, ce second tour livre un enseignement nuancé. La fragmentation du paysage politique s'est exprimée au niveau local, où les triangulaires et quadrangulaires se sont multipliées. Les tentatives d'alliance entre le Parti socialiste et La France insoumise n'ont pas produit les effets escomptés. Là où le Parti socialiste s'est imposé, il l'a fait sans coalition avec les Insoumis : à Paris, Marseille, Lille, Rennes ou Le Mans. À l'inverse, dans plusieurs villes comme Toulouse, Limoges ou Clermont-Ferrand, ces rapprochements se sont soldés par des revers. La France insoumise revendique toutefois des succès symboliques, notamment à Roubaix et à Saint-Denis. L'extrême droite poursuit sa progression avec 63 communes emportées. Le parti a « multiplié par six ou par sept » son contingent d'édiles, a notamment déclaré Marine Le Pen. La droite apparaît comme la grande gagnante de ces élections municipales, avec 1 267 maires élus. Gabriel Attal, président du parti Renaissance revendique des victoires à Annecy et Bordeaux et tend la main aux électeurs de la « gauche républicaine » qui ont été « écoeurés » par les accords avec LFI, tout comme à ceux de la « droite républicaine ». Quels enseignements tirer de ces résultats, alors que la course à l'Elysée en 2027 débute ?

Invités :
- Bruno Cautrès, politologue, chercheur CNRS au CEVIPOF, enseignant à Sciences Po,
- Corinne Lhaïk, journaliste à l'Opinion,
- Stéphanie Depierre, Journaliste LCP.

Chroniques :
« Le chiffre du jour » par Fanny Guinochet
« Périer tranche » par Bertrand Périer

LA QUESTION QUI FÂCHE / 2027: Faut-il une autre gauche plurielle ?
Alors que l'ancien Premier ministre Lionel Jospin, figure de la « gauche plurielle » réunissant socialistes, écologistes et communistes, est décédé ce dimanche 22 mars, la gauche actuelle sort divisée de ces dernières municipales. Le pari des villes, comme Toulouse ou Limoges, qui ont fait des alliances dans l'entre-deux-tours avec La France insoumise, s'est avéré infructueux. Si Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier, n'avait pas exclue, avant le second tour, les alliances au niveau local avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, au lendemain des résultats, le patron du PS a souligné ce lundi 23 mars que Jean-Luc Mélenchon était « devenu le boulet de la gauche ». L'ancien président François Hollande a estimé que le chef du parti « n'a pas su fixer de règles claires pour les accords, ni exercer l'autorité nécessaire pour dire ce qui était acceptable et ce qui ne l'était pas ». De son côté, le très probable candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann (Place publique) qui s'était clairement opposé à ces arrangements de l'entre-deux tours avec LFI a souligné lundi que « la tambouille ne fonctionne pas ». Il a ajouté que « la bataille de la France a commencé », appelant la gauche à conclure « un nouveau contrat patriotique » pour la présidentielle de 2027. À l'heure des comptes et alors que le PS s'est réuni en bureau national ce mardi 14 mars, entre critiques internes et appels à la clarté, l'unité du parti est-elle comprise ?

Invités :
- Sandrine Rousseau, députée « Les écologistes » de Paris
- Danièle Obono, députée « La France Insoumise » de Paris
- Anna Pic, Députée "Socialistes et apparentés" de la Manche

« Bourbon express » par Marco Paumier

Diffusions sur LCP TNT