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Chaque voix compte - RN-LFI : le prochain « ni-ni » ?

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À LA UNE / RN/LFI : le nouveau « ni-ni » ?

Après la mort de Quentin Deranque samedi 14 février, deux jours après son agression en marge d'une conférence de l'eurodéputée Insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon, le procureur de Lyon a annoncé l'arrestation de onze personnes. Parmi eux se trouvent deux collaborateurs parlementaires du député insoumis, Raphaël Arnault, qui est également cofondateur de la Jeune Garde, mouvement antifasciste dissous en juin 2025, au coeur des suspicions dans l'enquête. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé mercredi 18 février « La France Insoumise » à l'« exclure » de son groupe. Les accusations dépassent de loin le cas de Raphaël Arnault et visent La France insoumise dans son ensemble. Jean-Luc Mélenchon « n'a toujours pas pris la mesure du drame », a lancé le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Les attaques viennent également de la gauche. L'eurodéputé Raphaël Glucksmann de « Place publique » et l'ex-président socialiste, François Hollande, ont jugé qu'il ne pourrait plus y avoir d'alliance avec LFI. Jordan Bardella, a appelé à un « cordon sanitaire » anti-LFI pour les prochaines élections, une façon de préparer les alliances pour les prochaines municipales. Le président du Rassemblement national a accusé Jean-Luc Mélenchon, d'avoir « ouvert les portes de l'Assemblée nationale à des meurtriers présumés ». La rupture entre LFI et les autres partis de gauche est-elle consommée ?

Invités :
- Antoine Oberdorff, journaliste politique à « L'Opinion »,
- Louis Nadau, journaliste à « Marianne »,
- Stéphane Zumsteeg, directeur du département politique et opinion de l'institut de sondage IPSOS-BVA.

Chroniques :
« Le mot du jour » : ANTIFASCISME par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : Mark Zuckerberg, le procès de l'addiction par Olivier Ravanello

LA QUESTION QUI FÂCHE / Comment 13 335 millionnaires échappent-ils à l'impôt ?

Parmi les foyers fiscaux éligibles à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), plus de 13 000 ne s'acquittent d'aucun impôt sur le revenu (IR), d'après une note de la Commission des finances du Sénat. Ces chiffres obtenus via le ministère de l'Économie et des Finances confirment les déclarations en janvier dernier de l'ancien ministre Éric Lombard, alors démenties par la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin. « Environ 10 % des redevables de l'IFI affichent un impôt sur le revenu nul ou négatif », lit-on dans la note. Les chiffres analysés par les sénateurs, basés sur les données fiscales de 2024, montrent que la proportion des foyers fiscaux ne payant aucun IR augmente en même temps que la richesse de ces derniers : au sein des 0,1 % des foyers « disposant des plus importants patrimoines immobiliers », la proportion des foyers ne payant pas d'IR est de 10,2 % (près de 2 500), tandis que ce chiffre passe à 14,9 % (près de 300) pour les 0,01 % des foyers les plus riches (avec un patrimoine moyen de 14 millions d'euros). Quels mécanismes peuvent expliquer cette disproportion entre la richesse de ces foyers et leur imposition sur le revenu nulle ?

Invités :
- Estelle Mercier, députée socialiste de Meurthe-et-Moselle,
- Jean-François Husson, sénateur « Les Républicains » de Meurthe-et-Moselle,
- Marc Vignaud, journaliste économique à « L'Opinion ».

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