Plus de 17 500 cyberattaques ont été enregistrées en 2025 en France, un chiffre en hausse de 4% par rapport à l'année 2024, selon les données communiquées, jeudi 19 février, par le service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI). En décembre et janvier 2025, plusieurs attaques ont touché des ministères et administrations. Les particuliers et entreprises sont également ciblées. Basic-Fit, la plus grande chaîne de fitness en Europe, qui a annoncé, lundi 13 février, avoir été victime d'un vol de données, notamment de données bancaires d'environ un million de clients. Selon la Chambre du Commerce et de l'Industrie, la cybercriminalité coûte annuellement 100 milliards d'euros en 2024 contre seulement 5 milliards d'euros en 2016. Pour la sénatrice Union centriste Nathalie Goulet, « la France est une passoire ». Le gouvernement a alors dévoilé, le jeudi 9 avril, une feuille de route sur la sécurité numérique de l'État pour les années 2026-2027 qui programme notamment de doter le cabinet de chaque ministre d'un conseiller en charge de la cybersécurité. Au-delà, « il faut renforcer l'arsenal législatif », a reconnu Roland Lescure, le ministre de l'Économie. Il a annoncé un projet de loi en cours d'établissement relatif « au renforcement de la cybersécurité ». De son côté, Nathalie Goulet réclame « un débat pour savoir où en est notre soumission à Microsoft et notre capacité de souveraineté numérique ». La sécurité des données de Français sont-elles en danger ?
Invités :
- Éric Bothorel, député « Ensemble pour la République » des Côtes-d'Armor,
- Florence Puybareau, directrice du Club de la sécurité de l'information français,
- Clément Domingo alias SaxX, expert en cybersécurité et « gentil hacker ».
Chroniques :
« Quelle histoire ! » par David Revault d'Allones
« La petite histoire dans la grande » par Anna Cabana
LA QUESTION QUI FÂCHE / Ruptures conventionnelles : faut-il durcir les conditions ?
L'Assemblée nationale étudie, ce jeudi 16 avril, le projet de loi réformant les conditions d'indemnisation des demandeurs d'emploi après une rupture conventionnelle (RCI). Le texte retranscrit un accord signé en février par les partenaires sociaux, à l'exception de la CGT et de la CFE-CGC. Si la loi est adoptée, les durées maximales d'indemnisations passeront de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans ; de 22,5 mois à 20,5 mois pour les 55-57 ans et de 27,5 mois à 20,5 mois pour les plus de 57 ans. Le gouvernement espère réaliser entre 600 et 800 millions d'euros d'économies avec cette mesure. Pour l'exécutif, le dispositif serait dévoyé et coûteux pour les finances publiques. En octobre 2025, auditionné par la commission des affaires sociales du Sénat, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou avait déclarer qu'il n'était « pas normal de considérer que l'on peut se mettre au chômage pour aller voyager ». Toutefois, l'économiste Bruno Coquet affirme qu'en 2021, la proportion de seniors âgés de 59 ans ayant signé une RCI n'était plus que de 1,7 % contre 2,5 % en 2009 : « Les salariés continueront d'être licenciés et de percevoir des indemnités. Les prud'hommes enregistreront une hausse des recours. Le tour de vis sur les ruptures conventionnelles risque d'être contreproductif pour tout le monde : salariés, employeurs et Unédic », service chargé de l'assurance chômage en France. Faut-il durcir les conditions d'indemnisations des ruptures conventionnelles ?
Invités :
- Hadrien Clouet, député « La France Insoumise » de Haute-Garonne,
- Sylvain Berrios, député « Horizons et Indépendants » du Val-de-Marne,
- Laurence Breton-Kueny, vice-présidente déléguée de l'ANDRH.