Didier Varod reçoit le Stomy Bugsy, rappeur et chanteur d'origine franco-capverdienne, pour revenir sur son parcours et ses engagements.
Originaire de Sarcelles et d'une famille d'origine cap-verdienne, la musique que développe Stomy Bugsy permet de faire entendre les revendications et l'identité de la banlieue dans les années 1990. Figure de proue d'un rap politisé avec le Ministère A.M.E.R., il n'a jamais hésité à mettre en lumière les fractures sociales et les luttes des quartiers populaire, comme lorsqu'il signe le morceau Sacrifice de poulets pour le film La Haine, de Mathieu Kassovitz.
Au fil des années, il a su faire évoluer son art sans renier ses racines, passant du rap de combat à une carrière d'acteur et de comédien, tout en réorientant son engagement vers des causes humanistes et la défense des droits des animaux. Sa trajectoire illustre la diversité des parcours issus de la scène hip-hop. Elle témoigne de l'ascension d'un genre qui, après avoir éclos dans les marges durant la décennie 90, s'est imposé comme la musique la plus écoutée en France aujourd'hui.
Embarquez Quai n°8. A bord du train, le paysage défile mais les mots, eux, prennent leur temps. Un journaliste, un invité et un trajet pour faire émerger ce qui ne se dit pas ailleurs. Dans un compartiment singulier, une conversation s'installe, explorant ce qui tisse un itinéraire, éclaire une pensée, porte un engagement. Chaque collection emprunte sa propre voie : Didier Varrod s'entretient avec des artistes pour qui la musique est aussi un acte citoyen. Yves Thréard fait revivre à des figures politiques le jour où leur vie a été bouleversée par un événement à résonnance nationale ou internationale. Laure Adler donne la parole aux féministes. Daphné Roulier interroge des personnalités du cinéma, reflet de notre société... Un format inédit, comme une invitation à penser autrement.