Bracelet électronique: ce que disait Marine Le Pen avant sa condamnation

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Marine Le Pen AFP 17/09/2025
Marine Le Pen le 17 septembre 2025
par Ivan Valerio, le Mardi 7 juillet 2026 à 14:47

La cour d'appel de Paris a confirmé, ce mardi 7 juillet, la culpabilité de Marine Le Pen dans l'affaire dite des assistants parlementaires du Front national, la condamnant notamment à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique. Dans les semaines précédant la décision prononcée aujourd'hui, la cheffe de file du Rassemblement national avait assuré de pas souhaiter faire campagne en étant contrainte par un tel dispositif. 

Un bracelet électronique qui va poser des questions. Ce mardi, Marine Le Pen a été condamnée en appel à trois ans de prison, dont un an ferme aménageable sous bracelet électronique, dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. 

Si sa condamnation à 45 mois d'inéligibilité - dont seulement 15 mois de façon ferme, qui ont déjà été purgés - lui permet d'être candidate à l'élection présidentielle de 2027, elle aurait à faire la course à l'Élysée, au moins en partie, avec un bracelet électronique. 

En février, sur BFMTV, la cheffe de file du Rassemblement national avait assuré qu'on "ne peut pas faire campagne dans ces conditions". "Vous pouvez faire campagne sans aller le soir rencontrer vos électeurs dans les meetings? Ça serait une autre manière de m'empêcher d'être candidate", indiquait-elle a l'époque. Depuis, elle a confirmé ses propos, notamment à LCI, estimant que cela ne lui permettrait pas de mener campagne. "Quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements". 

Une alternative à la prison

Le dispositif de "bracelet électronique", plus officiellement appelé "assignation à résidence avec surveillance électronique" est une solution d'aménagement de peine pour éviter les peines de prison. Dans ces cas-là, le tribunal peut contraindre la personne condamnée à demeurer dans un lieu indiqué, avec un dispositif électronique comportant une alarme. Marine Le Pen ne pourrait quitter ce lieu qu'à des conditions fixées par le juge.

Les conditions de cet aménagement ne sont pas nécessairement fixées dans la foulée du délibéré. Un juge doit émettre une ordonnance de placement sous ARSE. A partir de là, la pose du bracelet doit se faire sous cinq jours. C'est le personnel de l'administration pénitentiaire qui pose et enlève le bracelet généralement porté à la cheville. Comme ce dispositif est une alternative à la détention provisoire, le temps passé sous bracelet est déduit de la durée de la peine prononcée.