Le groupe Ecologiste et Social de l'Assemblée nationale a appelé, ce mardi 26 mai, à la mise en œuvre d'un dispositif similaire au plan "grand froid", qui existe pour l'hiver permettant un hébegement d'urgence renforcé, afin de protéger "les plus vulnérables" lors des épisodes de canicule.
"Les canicules vont devenir un mode d'organisation collective". Considérant que l'évolution du climat va amener à prendre de nouvelles mesures pour y faire face, la députée écologiste Léa Balage El Mariky s'est prononcée, ce mardi matin, lors de la conférence de presse de son groupe, pour la mise en œuvre d'un plan "grand chaud".
Ce plan serait le pendant du plan grand froid, le dispositif d'hébergement d'urgence renforcé mis en place pendant l'hiver lors des épisodes de "temps froid caractérisés" par leur "persistance", leur "intensité" et leur "étendue géographique". Il s'agirait donc en particulier d'aider "les personnes les plus vulnérables, [c'est-à-dire] les personnes qui sont à la rue, qui sont en foyer d'hébergement, qui résident dans les hôtels sociaux", a expliqué Léa Balage El Mariky.
La députée a également défendu l'instauration d'un plan canicule qui comprendrait "un plan de rénovation des logements", un "plan volet" et des mesures de protection des terres agricoles et de l'eau potable. "Il faut définir une température maximale de travail, instaurer un droit au retrait", a aussi estimé Léa Balage El Mariky.
Au cours du point de presse de son groupe, l'élue est en outre revenue sur la proposition de la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, de créer un congé climatique de cinq jours : celui-ci permettrait "aux travailleurs de ne pas travailler lorsqu'il y a des fortes chaleurs", ou de s'occuper de ses proches, comme les enfants qui ne vont pas à l'école car il fait trop chaud.