Présidentielle 2027: le parquet de Paris enquête sur des soupçons d'ingérence russe ciblant Édouard Philippe et Gabriel Attal

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Edouard Philippe et Gabriel Attal
Edouard Philippe et Gabriel Attal.
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mardi 18 août 2026 à 12:32

Le parquet de Paris a indiqué ce mardi avoir ouvert une enquête concernant des soupçons d'ingérence russe ciblant Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance). Début août, il en avait été de même concernant Raphaël Glucksmann (Place publique).

La section protection des libertés fondamentales du parquet de Paris s'est "saisie d'initiative" des soupçons d'ingérence russe ciblant les prétendants à la présidentielle Édouard Philippe (Horizons) et Gabriel Attal (Renaissance), a indiqué ce mardi 18 août le ministère public sollicité par l'AFP. Début août, le parquet parisien avait déjà fait savoir qu'il s'était également saisi pour les mêmes faits présumés concernant Raphaël Glucksmann (Place publique), dont l'annonce de la candidature est attendue d'ici à la fin de l'été.

Une série d'opérations de déstabilisation, attribuées à des réseaux prorusses, ont en effet ciblé cet été ces trois responsables politiques. Édouard Philippe a été calomnié sur son état de santé ; Raphaël Glucksmann à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé, accusée d'avoir soudoyé des médias pour favoriser la candidature de son mari ; et Gabriel Attal a notamment été présenté comme potentiellement atteint de la maladie de Parkinson.

"La section AC2 protection des libertés fondamentales s'est saisie d'initiative pour les trois personnalités évoquées, avant même réception des plaintes, adressées au parquet", a précisé le ministère public à l'AFP ce mardi.

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Attal et Glucksmann ont porté plainte

Gabriel Attal, candidat à la présidentielle 2027, patron du parti Renaissance et ancien Premier ministre, avait porté plainte le 7 août, après avoir été "informé" par les services de l'État d'une "nouvelle opération d'ingérence", "à nouveau en provenance de réseaux russes", exposaient ses conseils Mes Sacha Ghozlan et Lucas Veil dans un communiqué adressé à l'AFP. La plainte dénonçait "des faits d'ingérence étrangère, de manipulation de l'information, de fabrication de contenus truqués, susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et à la sincérité du scrutin présidentiel à venir".

"Si on ne fait rien pour se protéger, l'élection peut être faussée", s'était inquiété sur RTL Gabriel Attal, accusant "la Russie de vouloir voler" ce scrutin aux Français.

De son côté, Raphaël Glucksmann a également annoncé le 12 août avoir porté plainte. "Il est fondamental de dire cette chose simple : nous ne pouvons pas laisser la Russie de Vladimir Poutine manipuler l'élection existentielle pour le peuple français qu'est l'élection présidentielle de 2027", avait lancé le responsable politique lors d'un déplacement dans l'Aude. Quelques jours avant, il avait dénoncé une opération de "déstabilisation" le visant, avec la diffusion d'une vidéo "entièrement truquée" impliquant sa compagne la journaliste Léa Salamé et le journaliste Edwy Plenel.

L'élu européen avait expliqué avoir appris du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qu'il avait été la cible d'une attaque du groupe prorusse Storm-1516, "directement piloté par le GRU", les services secrets de l'armée russe.

Même si ces opérations sont restées peu visibles d'après une source sécuritaire, il s'agit des premières visant directement des candidats à l'Elysée depuis le début de la campagne. L'élection présidentielle se déroulera les 18 avril et 2 mai 2027.

(avec AFP)