Débat sur les raves-parties: LFI raille la droite en plein débat

Actualité
par Maxence Kagni, le Vendredi 10 avril 2026 à 13:41, mis à jour le Vendredi 10 avril 2026 à 14:56

L'Assemblée nationale a adopté jeudi la proposition de loi du groupe Horizons visant à sanctionner d'une peine de prison de six mois le fait d'organiser une rave-partie. L'occasion pour certains députés insoumis de railler leurs collègues de droite.

Les députés ont adopté ce jeudi soir une proposition de loi "visant à renforcer la pénalisation de l'organisation de rave-parties" (78 pour, 67 contre). Le texte instaure une peine allant jusqu'à six mois de prison et une amende de 30 000 euros contre "le fait de contribuer de manière directe ou indirecte à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement" d'une telle fête, non déclarée ou interdite.

Les députés insoumis ont voté contre ce texte, Andy Kerbrat indiquant que les raves parties sont "une façon d'aborder la fête de manière non marchande". L'élu a regretté que les autorisations préfectorales ne soient pas données, entraînant de ce fait "l'illégalité des free parties". 

"Ma grand-mère était de droite"

Un argument repris un peu plus tard par son collègue Louis Boyard, estimant que les préfets pourraient "donner un lieu dans lequel on peut faire cet événement de manière encadrée". L'élu LFI a ensuite ironisé sur "nombre d'endroits vides dans ce pays" qui pourraient accueillir des raves-parties, comme "le local de Horizons, les bancs de LR".

Autre pique adressée à la droite, venue d'Antoine Léaument : "Ma grand-mère était de droite, elle mettait de la musique militaire à fond pour embêter ses voisins, elle faisait des free parties tous les jours ma grand-mère...

Démentant toute volonté de "stigmatiser une culture et la musique qui s'y rapporte", Laetitia Saint-Paul (Horizons) a appelé à "faire en sorte qu'aucune organisation d'événement (...) ne s'affranchisse de nos règles communes." La proposition de loi, adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale, doit désormais être examiné au Sénat.