Législative partielle en Haute-Savoie : le candidat ciottiste largement en tête au premier tour

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par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Dimanche 25 janvier 2026 à 22:30, mis à jour le Dimanche 25 janvier 2026 à 23:00

Ce dimanche 25 janvier, Antoine Valentin, le candidat de l'Union des droites pour la République et du Rassemblement national, est arrivé en tête du premier tour de l'élection législative partielle dans la 3e circonscription de Haute-Savoie. Il devance de 30 points son adversaire Les Républicains, Christophe Fournier. Le second tour aura lieu dimanche prochain.

Début novembre, la députée Christelle Petex (apparentée Droite républicaine) avait annoncé démissionner de ses mandats de députée et de conseillère départementale. "Trop de critiques, d'attaques, de tentatives de dissuasion, de menaces", justifiait-elle alors dans un communiqué. Comme le prévoit la loi, cette démission a provoqué l'organisation d'une élection législative partielle dans la 3e circonscription de Haute-Savoie, dont le premier tour s'est déroulé ce dimanche 25 janvier. 

C'est Antoine Valentin, le candidat de l'Union des droites pour la République (UDR), le parti d'Eric Ciotti, soutenu par le Rassemblement national, qui est arrivé en tête, avec 45,06% des voix, selon Le Dauphiné Libéré. Il devance Christophe Fournier (Les Républicains), l'ancien suppléant de la députée sortante, qui obtient 15,22% des suffrages. Ce dernier avait reçu la visite commune de Bruno Retailleau, le patron de LR, et de Laurent Wauquiez, le président du groupe Droite républicaine à l'Assemblée nationale. Le second tour se déroulera dans une semaine, le dimanche 1er février.

Sur X, Eric Ciotti s'est félicité du "score historique" réalisé par son "ami", Antoine Valentin, et appelé les "abstentionnistes et électeurs LR à choisir l'union" au second tour.

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Le député UDR Matthieu Bloch a également adressé ses félicitations à Antoine Valentin. Tout comme sa collègue Hanane Mansouri.

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Réagissant aux deux scrutins de ce dimanche (il y avait aussi une élection législative partielle dans le Loiret), Marine Le Pen, la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée, a estimé sur X que les résultats du jour "démontrent que l'alternance et le programme politique que le RN incarne, en alliance avec l'UDR, sont plus que jamais soutenus et espérés par les Français".

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Déjà en tête au premier tour en 2024

Dans la 3e circonscription de Haute-Savoie, neuf autres candidats étaient sur la ligne de départ, mais aucun autre n'a obtenu suffisant de voix pour se maintenir au second tour. Selon les chiffres du Dauphiné Libéré, Anthony Penhouët (Place publique/PS) arrive troisième avec 13,46% des suffrages. Il est notamment suivi de Boris Avouac (Solution démocratique) avec 7,75% et de Nicolas Gavoille (La France insoumise). 

"C'est un peu court mais on progresse et M. Valentin a en fait moins de voix qu'avant", a réagi Anthony Penhouët auprès de l'AFP, assurant qu'il "appellerait à voter contre l'extrême droite". Comme c'est généralement le cas lors des élections partielles, la participation a été faible lors de ce premier tour, s'établissant à seulement 31,28%.

Aux élections législatives de 2024, Antoine Valentin, qui est maire de Saint-Jeoire (Haute-Savoie), était déjà arrivé en tête du premier tour avec 39,68% des voix. Mais il avait été battu au second tour par Christelle Petex (qui avait obtenu 32,37% au premier tour et 56,19% au second) à la faveur d'un front républicain. En position de se maintenir, le candidat soutenu par le Nouveau Front populaire, l'insoumis Gérard Vez (24,01%) s'était en effet retiré pour faire barrage au candidat de l'UDR soutenu par le RN. 

L'ombre de Pierre-Edouard Stérin pèse sur ce scrutin. Antoine Valentin est le cofondateur de l'institut Politicae, qui se présente comme une structure destinée à accompagner les candidats au mandat de maire. Selon plusieurs médias, elle est financée par le milliardaire conservateur dans le cadre de son projet Périclès, acronyme de "Patriotes enracinés résistants identitaires chrétiens libéraux européens souverainistes". Venu soutenir le candidat Anthony Penhouët en amont du premier tour, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann (Place publique) avait déclaré ne pas vouloir "laisser monsieur Stérin et ses acolytes faire de cette circonscription un laboratoire de l'extrême droite".