Municipales: comment s'en sortent les ministres candidats tête de liste

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par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Dimanche 15 mars 2026 à 23:01

Quatre membres du gouvernement de Sébastien Lecornu ont fait le choix d’être tête de liste lors de ces élections municipales : Jean-Didier Berger, Marina Ferrari, Nicolas Forissier et Michel Fournier. Pour quels résultats ? LCP fait le point à l'issue du premier tour.

Ils sont ministres, mais aussi candidats têtes de liste lors de ces élections municipales. Jean-Didier Berger (rattaché à l'Intérieur), Marina Ferrari (Sports), Nicolas Forissier (Commerce extérieur) et Michel Fournier (Ruralité) étaient sur la ligne de départ du premier tour ce dimanche 15 mars. Comment s'en sont sortis ces membres du gouvernement de Sébastien Lecornu ? LCP vous raconte.

A Clamart, Jean-Didier Berger est largement en tête

Nommé fin février ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger (Les Républicains) termine largement en tête à Clamart, une ville des Hauts-de-Seine qui compte 58 000 habitants, avec 49,65 % des voix. Il frôle donc l'élection dès le premier tour. Celui qui dirigeait la ville jusqu'en janvier 2025, mais avait dû passer la main après son élection à l'Assemblée nationale, devance David Huynh (divers gauche) et Eve Aubisse (La France insoumise). 

En cas de victoire, Jean-Didier Berger l'a déjà annoncé. Il ne briguera pas la fonction d'édile. "Il n'y a aucun changement. Yves Coscas [le sortant, Ndlr] sera le candidat pour être maire de Clamart", expliquait le ministre au Parisien, après son entrée au gouvernement. Pendant la campagne, il avait déjà fait savoir qu'il resterait député s'il était élu. 

A Aix-les-Bains, Marina Ferrari est battue dès le premier tour

Comme en 2020, Marina Ferrari (MoDem) n'est pas parvenue à se qualifier pour le second tour du scrutin à Aix-les-Bains. En effet, dans cette commune de Savoie (38 000 habitants), le maire sortant Renaud Beretti (Les Républicains) l'a emporté dès le premier tour, comme il y a six ans. Il obtient plus de 56 % des voix, contre environ 21 % pour la ministre des Sports, qui s'arrête donc là comme les deux autres prétendants (quatre listes avaient été déposées). 

Cette défaite aura-t-elle un impact sur sa place au gouvernement ? Pour l'heure, l'exécutif n'a pas indiqué qu'une élimination aux élections municipales signifierait une sortie de l'équipe gouvernementale. 

A La Châtre, Nicolas Forissier est élu au premier tour

Nicolas Forissier (Les Républicains), le ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l'attractivité, a remporté ce dimanche les élections municipales, avec plus de 62% des voix face à sa concurrente, la candidate Aurore Chevalier Lattari (divers gauche), selon les résultats provisoires. Seules deux listes avaient été déposées, et il n'y aura donc pas de second tour dans ce village de l'Indre (4 000 habitants). 

En 2017, lorsque Nicolas Forissier, maire de La Châtre depuis 1995, avait été élu député, c'est son adjoint Patrick Judalet qui lui avait succédé à la mairie (il ne rempile pas cette année). En 2026, l'élu n'entend pas non plus quitter son poste de ministre, malgré la victoire municipale. "C'est une question d’équilibre et de travail. Depuis le début de ma mission ministérielle, j’ai toujours réussi à être présent à La Châtre chaque fin de semaine. [...] Il faut être bien organisé, ce qui suppose d'avoir autour de soi des gens impliqués, en qui on a pleinement confiance. Le secret est là", expliquait-il début février dans La Nouvelle République.

Aux Voivres, Michel Fournier était le seul candidat en lice

Dans ce village des Vosges de 280 habitants, il n'y avait qu'une seule liste pour ces élections municipales : celle de Michel Fournier (sans étiquette), l'actuel ministre délégué chargé de la ruralité dans le gouvernement de Sébastien Lecornu. Ce dimanche, il a obtenu… 100% des voix. Pas de changement donc aux Voivres, où Michel Fournier est maire depuis 1989. 

Il l'est d'ailleurs resté depuis son entrée dans l'équipe ministérielle en octobre 2025. Et il n'y a donc pas de raison que cela change. Dans Vosges Matin, Michel Fournier estimait mi-février qu'il lui restait, au gouvernement, "encore beaucoup de choses à faire évoluer au bénéfice de la ruralité, et notamment dans le projet de décentralisation présenté par le Premier ministre et dans la préparation du nouveau budget 2027".