Au soir du premier tour des élections municipales, certaines listes entreront en négociations en vue du second tour. Elles auront jusqu'au mardi 17 mars pour trouver un accord susceptible de maximiser leurs chances de victoire, en passant par des alliances qui peuvent prendre plusieurs formes. On vous explique.
Se maintenir, fusionner ou se désister ? Entre les deux tours des élections municipales, la campagne ne s’arrête pas. Au contraire, les tractations s'accélèrent. Alliances, fusions de listes, désistements stratégiques... Les négociations qui s’ouvrent après ce premier tour peuvent profondément rebattre les cartes et peser sur l’issue du scrutin du 22 mars.
LCP vous explique tout sur ce moment crucial de la campagne, ce que peuvent faire, ou pas, les candidats.
Les élections municipales permettent la désignation pour six ans du conseil municipal, lui-même chargé d'élire en son sein le ou la maire de la ville. Les électeurs votent pour une liste, composée successivement d'hommes et de femmes (ou inversement), lors d'une élection à deux tours.
Si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés dès le premier tour, elle remporte l'élection et obtient d'office 50% des sièges à pourvoir (sauf à Paris, Lyon et Marseille). Les autres sièges sont répartis proportionnellement entre les différentes listes ayant obtenu plus de 5% des suffrages.
Si aucune liste ne l'a emporté dès le premier tour, un second tour est organisé. Seules les listes qui ont obtenu au moins 10% des suffrages exprimés peuvent, si elles le souhaitent, se maintenir au second tour.
Les listes qui ont obtenu au moins 5% des suffrages exprimés peuvent, si les deux parties le souhaitent, fusionner avec une liste qui a obtenu au moins 10% des suffrages.
Si deux listes se maintiennent au second tour, on parle de duel. Il peut aussi y avoir des triangulaires (trois listes se maintiennent), des quadrangulaires (quatre listes), des quinquangulaires (cinq listes) ou même des sexangulaires (six listes).
Entre les deux tours de scrutin, les différentes listes susceptibles de se maintenir ou de fusionner peuvent donc entrer dans une période de négociations. Cette période court jusqu'au mardi 17 mars, à 18 heures.
Lors de cette période, une liste pourtant qualifiée au second tour peut décider de se désister, c'est-à-dire qu'elle peut décider de ne pas se présenter afin de favoriser la victoire d'une autre liste. La liste qui se désiste perd alors tout espoir d'être représentée au sein du conseil municipal.
Certaines listes peuvent aussi choisir de fusionner : l'objectif est d'additionner ses forces pour espérer pouvoir l'emporter. Certains candidats d'une liste sont alors intégrés, à l'issue de discussions, à une autre liste.
Deux types de fusion peuvent exister :
Au soir du second tour, la liste arrivée en tête obtient d'office 50% des sièges au conseil municipal. Les autres sièges sont répartis proportionnellement entre les différentes listes ayant obtenu plus de 5% des suffrages.