Municipales: hué à Toulouse, François Piquemal dénonce "des menaces d'une extrême gravité"

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François Piquemal
François Piquemal - Facebook
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Jeudi 19 mars 2026 à 18:29

Lors d'une cérémonie en hommage aux victimes des attentats de 2012, le candidat François Piquemal (La France insoumise) a été hué et insulté. "Ces mots ne sont pas des débordements, ce sont des menaces de mort", a réagi le député dans un communiqué publié dans la foulée.

Les faits se sont déroulés ce jeudi 19 mars à Toulouse. Et pour le candidat François Piquemal (La France insoumise), qui espère emporter l'élection municipale dans la ville rose, la scène "constitue une faute politique majeure" et "une honte" pour la capitale occitane. Quelques heures plus tôt, le député a été vivement hué et sifflé lors d'une cérémonie d'hommage aux victimes des attentats de mars 2012, tués par Mohammed Merah. "Dehors, LFI !", "antijuif !", "vous n'avez rien à faire ici, honte à vous le parti de l'islamisme !", peut-on entendre sur plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

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Son adversaire de second tour, le maire sortant Jean-Luc Moudenc, de nombreux représentants de l’État, ses collègues députés insoumis, Hadrien Clouet et Anne Stambach-Terrenoir, ou encore son désormais colistier le socialiste François Briançon (qui a fusionné après être arrivé troisième du premier tour), prenaient également part à la cérémonie.

"Nous étudions toutes les suites à donner"

"Ce moment a été souillé", ont dans la foulée réagi François Piquemal et François Briançon dans un communiqué commun, en listant les propos entendus. "Ces mots ne sont pas des débordements. Ce sont des menaces de mort", écrit également le candidat LFI, qui demande au maire Jean-Luc Moudenc "une condamnation claire, publique et sans ambiguïté". "Compte tenu de la gravité des faits, nous étudions toutes les suites à donner, y compris judiciaires", peut-on également lire.

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"C'étaient des élus qui se rendaient à une commémoration républicaine au cours de laquelle on a reçu des menaces de mort [...] des menaces homophobes, des menaces de viol", a regretté, auprès de l'AFP, l'attachée de presse de François Piquemal, Inès Djelida. Selon elle, "ce qui a surtout été reproché à François, c'est son combat pour Gaza"

Moudenc condamne "les insultes personnelles"

Hasard de la campagne, François Piquemal et Jean-Luc Moudenc étaient invités à débattre de leurs projets sur France Inter. Le premier a accusé le maire sortant de ne "pas être en capacité d'organiser une cérémonie digne, sereine, en hommage à nos morts" et dénoncé "la dérive et la brutalisation dont il fait preuve avec certains de ses soutiens, qui ont participé à ces menaces et à ces insultes homophobes et abjectes". 

De son coté, Jean-Luc Moudenc a tenu à rappeler qu'il "organise cette cérémonie depuis 2014" et qu'elle "se passe toujours très bien". "Je déplore ce qu'il s'est passé ce matin. [...] J'ai toujours condamné les attaques homophobes d'où qu'elles viennent", a poursuivi l'édile, en précisant qu'elles visaient l'un de ses colistiers.

Sur X, il a répété "condamner les insultes personnelles, ainsi que toutes les violences et propos virulents qui ont conduit à ces incidents".

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