A la sortie d'un entretien avec Sébastien Lecornu, ce lundi 15 juin, les députés porteurs de la proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles commises à l'encontre des femmes et des enfants ont salué la "détermination" affichée par le Premier ministre. À ce stade, aucune date d'examen du texte à l'Assemblée nationale n'a cependant été fixée.
"Nous pensons que le Premier ministre a pris la mesure de la situation et des attentes exprimées." Les députés signataires de la proposition de loi "visant à lutter de manière intégrale contre les violences sexistes et sexuelles commises à l'encontre des femmes et des enfants" avaient rendez-vous avec Sébastien Lecornu ce lundi après-midi. "On a senti une détermination à mettre en place une méthode pour que l'on avance", a notamment déclaré Erwan Balanant (Les Démocrates), à la sortie de Matignon, où les échanges ont duré plus d'1h30.
A l'initiative du texte, déposé à l'Assemblée nationale en novembre, Céline Thiébault-Martinez (Socialistes) a indiqué que la délégation du jour rencontrera "la semaine prochaine chaque ministre impacté par la loi intégrale", avant de revoir Sébastien Lecornu "après le 14 juillet". D'ici là, le Conseil d'État, saisi, aura rendu son avis sur la proposition de loi. "Il y a une volonté exprimée assez clairement [par le Premier ministre] pour que ce texte soit inscrit à l'ordre du jour" de l'Assemblée nationale, a-t-elle aussi précisé. Mais "aucune date n'a été fixée pour le moment".
Lors des discussions du jour, la question des moyens a aussi été abordée. Le Premier ministre "a clairement dit que ce n'était pas un obstacle à l'inscription d'une loi à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale", a indiqué David Taupiac (Liot), qui a parlé d'une "bonne nouvelle". "Les moyens ne seront pas un obstacle", a répété Céline Thiébault-Martinez, citant les mots de Sébastien Lecornu. Une "étude d'impact des mesures" contenues dans la proposition de loi a été demandée par Sébastien Lecornu aux ministres concernés, a également indiqué Karine Lebon (Gauche démocrate et républicaine).
Mais pour ces députés, le combat continue, car "la société et tous les Français nous attendent sur un texte efficace", selon Julie Delpech (Ensemble pour la République). A ses côtés, sa collègue Alexandra Martin (Droite républicaine) a mis en garde : "On ne relaissera pas la pression redescendre, même s'il y a le foot, même s'il y a le G7. On sera là pour dire qu'il faut aller jusqu'au bout."