Parcoursup: le ministre de l'Enseignement supérieur "déconseille très fortement" les coachs privés

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par Raphaël Marchal, le Lundi 22 juin 2026 à 21:46

Invité ce 22 juin de Lundi c'est politique sur LCP, Philippe Baptiste a déconseillé le recours à des coachs privés pour Parcoursup. "Ce qui est fondamental", c'est le travail sur l'orientation réalisé au lycée, a affirmé le ministre de l'Enseignement supérieur.

Face aux incertitudes et inquiétudes liées à la plateforme d'orientation post-bac, Parcoursup, faut-il faire appel à des coachs privés ? Pour Philippe Baptiste, c'est non. "Je déconseille très fortement à quiconque d'aller chercher des coachs privés pour Parcoursup, qui vous aident soi-disant à avoir des stratégies", a affirmé le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sur LCP, ce lundi 22 juin. "Il n'y a pas de stratégie, les vœux sont à plat", a-t-il précisé, alors que le recours à de tels coachs peut dépasser le millier d'euros.

"Ce qui est fondamental, c'est que les professeurs du lycées et les [personnels chargés de l'orientation] travaillent avec les jeunes. Et ils le font aujourd'hui, ce sont eux la source d'information des jeunes", a poursuivi Philippe Baptiste. Avant de conseiller aux lycéens de "discuter avec tout le monde" de leur choix d'orientation.

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Selon lui, Parcoursup "va beaucoup plus vite qu'avant, est assez efficace. est une source d'information incroyable". S'il a reconnu que la plateforme, source de critiques chez les parents d'élèves, pouvait "encore être améliorée", il a aussi insisté sur la nécessité d'affiner l'orientation des jeunes. "Quel que soit le système qui est en place, [...] la plupart du temps, les jeunes ne sont pas prêts", a estimé Philippe Baptiste. "Au mieux, ils ont plusieurs projets et ils hésitent. [...] Mais il y a aussi énormément de jeunes qui n'ont pas de projet. Et c'est ça qui est stressant et qui est abyssal."

À la recherche de la qualité dans les enseignements privés

Le ministre est également revenu sur le projet de loi de régulation de l'enseignement supérieur privé, adopté début juin au Sénat, mais qui n'a pour le moment pas trouvé sa place dans l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, dans un agenda surchargé. Le texte prévoit de rationaliser les formations et de faire de Parcoursup un espace de confiance pour les futurs étudiants, afin que seules des formations de qualité soient proposées sur la plateforme.

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Une nécessité, dès lors qu'un étudiant sur quatre est concerné, a souligné Philippe Baptiste. L'accès des établissements privés à la plateforme d'orientation post-bac serait ainsi conditionné à une validation de l'État, une possibilité qui n'est pour le moment pas prévue par la loi. "Je veux pouvoir garantir à tous les jeunes un enseignement de qualité", a soutenu le ministre, qui a précisé que les établissements problématiques ne toucheraient pas d'argent public, notamment via l'apprentissage. Ces dérives "représentent une minorité de cas, mais elle insécurise les familles. Et on parle de plusieurs milliers de jeunes qu'on est en train de recaser à la petite cuillère suite à la fermeture de tel ou tel établissement", a pointé Philippe Baptiste.