Pour son premier déplacement de candidat à l'élection présidentielle, Raphaël Glucksmann (Place publique) s'est rendu ce mardi, avec l'écologiste Yannick Jadot, dans un parc éolien en Charente-Maritime. Côté programme, "les cent jours de la révolution écologique" seront présentés "d'ici un mois, un mois et demi". Encore à trancher : la question des nouveaux réacteurs nucléaires.
C'est son premier déplacement depuis l'officialisation de sa candidature à l'élection présidentielle dimanche soir. Et ce mardi 25 août, Raphaël Glucksmann (Place publique) a choisi de parler de "transformation écologique", qui est "l'axe majeur de (son) projet". Équipé d'un casque et de baudriers, le candidat s'est offert l'ascension d'une éolienne, dans un parc éolien de la société Valorem, en Charente-Maritime. "Dès notre victoire, nous engagerons les 100 jours de la révolution écologique", a annoncé devant la presse Raphaël Glucksmann, qui était accompagné du sénateur écologiste et ancien prétendant à l'Élysée, Yannick Jadot. Ce dernier, qui soutient officiellement l'eurodéputé, est justement chargé de la planification et de la mise en place de cet "état d'urgence écologique".
Ces 100 jours vont "libérer la France" de "son addiction au gaz et au pétrole", "vont lui redonner sa souveraineté, vont faire de la lutte contre le réchauffement climatique l'alpha et l'oméga des politiques publiques", a martelé Raphaël Glucksmann, en regrettant qu'Emmanuel Macron n'ait "pas voulu et pas su engager ces transformations ces dix dernières années". "C'est fini les zigzags !", a-t-il encore assuré.
Pour le candidat de Place publique, "la révolution écologique, c'est une révolution industrielle" et donc "on se battra pour qu'on produise à nouveau chez nous, qu'on ne soit pas dépendant en tout de la Chine", comme pour la production de panneaux photovoltaïques.
Raphaël Glucksmann a affirmé avoir de nombreux points d'entente avec Yannick Jadot. Ils sont "d'accord sur l'urgence absolue qui est la sortie du gaz et du pétrole, sur les efforts massifs qui doivent être faits en matière de rénovation thermique des bâtiments, d'efficacité énergétique, de transport électrique, de sobriété", a développé le premier. "On est d'accord sur le fait que la France est en retard sur le développement des renouvelables. Et on est d'accord que l'objectif, c'est la décarbonation de l'économie", a-t-il ajouté.
Mais "on ne va pas se cacher les choses", a reconnu celui qui prendra part à la primaire organisée par le PS et Place publique en octobre. Il y a un point "qui reste à discuter" : "la question des nouveaux réacteurs nucléaires". Raphaël Glucksmann estime qu'il faut développer de nouveaux EPR, contrairement à Yannick Jadot. "On va trouver une solution et d'ici un mois, un mois et demi, on présentera les cent jours de la révolution écologique", a poursuivi le candidat.
"On est d'accord sur le fait qu'il faut sécuriser, maintenir en état et former des compétences sur le parc nucléaire existant", a expliqué Yannick Jadot, précisant que les deux hommes allaient "travailler à construire des scénarios qui nous permettront de trouver un accord sur le besoin ou pas de nouveaux réacteurs nucléaires d'ici la mi-temps du siècle".
(avec AFP)