Raphaël Glucksmann a annoncé ce dimanche sur TF1 sa candidature à la présidentielle et participera à la primaire sociale-démocrate organisée en octobre par le Parti socialiste et son propre parti, Place publique.
C'est désormais officiel. Le député européen Raphaël Glucksmann (Place publique) a confirmé ce dimanche 23 août, au 20 Heures de TF1, qu'il participerait à la primaire du camp social-démocrate, qui aura lieu en octobre, avec l'objectif de l'emporter et d'être candidat à l'élection présidentielle de 2027. "Oui, je suis candidat à l'élection présidentielle, je ne prends pas cette décision à la légère", a déclaré l'élu, qui veut "relever la France". "Va-t-on offrir notre pays à le Marine Le Pen et à l'extrême droite ? C'est ça le choix. Je ne voulais pas me dérober devant un tel choix", a-t-il ajouté, affirmant s'y préparer "depuis des années" et "être candidat pour gagner".
Comme lors de son meeting de juin, Raphaël Glucksmann a expliqué vouloir "couper les laisses qui enserrent le cou des Français", à savoir celles "énergétique", "technologique" et "industrielle". Critiquant la gestion de la canicule et des incendies par le gouvernement cet été, où "rien n'était préparé, organisé, anticipé", le désormais candidat a dit vouloir être "le président de la transformation écologique de la France".
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Raphaël Glucksmann a déclaré qu'il passerait bien par la primaire organisée avec le Parti socialiste et qu'il en respecterait l'issue : "J'ai toujours dit que je voulais mener cette bataille avec mes amis socialistes." Par contre, pas question pour lui de faire avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. "Moi, je suis extrêmement clair, si je gagne, il n'y aura plus jamais d'accord avec Jean-Luc Mélenchon", a-t-il lancé ce dimanche soir, reconnaissant que "tout le monde ne semble pas être d'accord au Parti socialiste sur cette ligne". "Il faut arrêter d'avoir peur de Jean-Luc Mélenchon", a renchéri Raphaël Glucksmann.
Ce dernier a tendu la main aux écologistes de Marine Tondelier – ils "ont eu raison avant tout le monde" – et aux communistes de Fabien Roussel, et aussi à François Hollande. "Nous pouvons ensemble construire une alternative et elle peut gagner", a-t-il déclaré à leur intention. "Chassons l'esprit de défaite", a conclu Raphaël Glucksmann, qui a appelé les électeurs de gauche à "investir le processus" de la primaire et à "submerger les appareils" politiques.