L'ex-ministre de l'Environnement a annoncé ce vendredi 10 juillet qu'elle se portait candidate à la primaire de "l'espace socialiste". Ségolène Royal indique notamment avoir pris cette décision face au risque de l'arrivée au pouvoir de l'extrême droite.
Presque 20 ans après avoir été finaliste de l'élection présidentielle, Ségolène Royal repart en campagne. L'ex-ministre de l'Environnement a annoncé ce vendredi se porter candidate à la primaire fermée du pôle socialiste, dont les contours ont été définis hier par les militants du PS. "Je prends cette initiative avec humilité, sans égo, et sans posture de supériorité comme on en voit trop", indique l'ancienne députée socialiste sur X.
Ségolène Royal rapporte avoir pris sa décision après de "nombreux échanges avec des gens rencontrés, des élus, des citoyens actifs dans des associations". En butte au "racisme", à "l'antisémitisme", au "sexisme" et à "l'homophobie", l'ancienne ministre s'alarme du risque que l'extrême droite arrive au pouvoir. "Comment pourrais-je ne rien faire, face à l'hypothèse selon laquelle la première femme de l'histoire de France qui accéderait à la présidence en serait issue ?", questionne-t-elle, en référence à Marine Le Pen.
Ségolène Royal détaille plusieurs priorités pour "retrouver une France tranquille", mettant notamment en avant "l'urgence climatique" et promettant d'appliquer les décisions prises lors de la COP21. Parmi les autres priorités, figurent un "ordre juste pour l'éducation, la santé, la sécurité quotidienne", la tolérance zéro pour les agresseurs et pour les violences faites aux enfants, ou encore une "urgence énergétique" pour les petites et moyennes entreprises. L'ancienne élue ambitionne également de redonner à la France une "stature diplomatique", pour qu'elle retrouve son rôle de "puissance médiatrice".
Lors de la primaire, Ségolène Royal devra affronter plusieurs candidats, issus d'un espace politique relevant principalement du PS et de Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann.