Vincent Bolloré sur Morandini : "Justice est passée et maintenant miséricorde doit passer"

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Vincent Bolloré auditionné par la commission d'enquête
Vincent Bolloré auditionné par la commission d'enquête.
par Anne-Charlotte Dusseaulx, le Mardi 24 mars 2026 à 20:08, mis à jour le Mardi 24 mars 2026 à 20:10

La "justice est passée" concernant l'ex-animateur de CNews Jean-Marc Morandini, condamné pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel, et il faut maintenant "la miséricorde" et "le pardon", a estimé mardi le principal actionnaire du groupe Canal+, Vincent Bolloré, devant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.

Auditionné ce mardi 24 mars par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Vincent Bolloré a dû répondre à une question de la députée Sophie Taillé-Polian (Ecologiste et social) concernant l'affaire Morandini. Ce dernier, animateur sur CNews, a été définitivement condamné le 14 janvier pour corruption de mineurs. En outre, il a renoncé le 22 janvier à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui l'a aussi rendue définitive. Son maintien à l'antenne avait provoqué une crise au sein de la chaîne. L'une de ses vedettes, Sonia Mabrouk, quittant même CNews, début février, après avoir affiché sa désapprobation. Trois jours plus tard, face à la polémique, Jean-Marc Morandini avait finalement annoncé qu'il se retirait de l'antenne.

"Les dirigeants de CNews ont pris les bonnes décisions"

"En ce qui concerne l'affaire Morandini, je condamne absolument tous les faits délictuels. Et c'en est un grave [...]. Ce sont des sujets insupportables", a dans un premier temps affirmé Vincent Bolloré devant les députés. Tout en indiquant, dans la foulée que "la justice est passée". "Elle a dit deux ans de prison avec sursis. Sursis, ça veut dire deuxième chance", a poursuivi l'homme d'affaires, qui a ensuite évoqué "le pardon". 

"Je suis chrétien [...], je récite tous les jours le Notre Père dans lequel je dis 'Notre Père qui êtes aux cieux, pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons les offenses', donc je pardonne", a poursuivi le milliardaire de 73 ans, avant d'ajouter : "Justice est passée et maintenant miséricorde doit passer." 

A ses yeux, "les dirigeants de CNews, je pense, ont pris les bonnes décisions : d'abord ils ont laissé Monsieur Morandini regretter amèrement par écrit ce qu'il avait fait [référence à un message sur le réseau social X fin janvier, NDLR], et ensuite il a démissionné, il est parti", a conclu Vincent Bolloré sur le sujet.