Un foyer d'hantavirus, infection transmise par les rongeurs et susceptible de provoquer de graves atteintes respiratoires, a été détecté à bord du navire de croisière MV Hondius, entraînant la mort de trois passagers. Parmi les cinq ressortissants français rapatriés des Canaries le dimanche 10 mai, une patiente a été testée positive et prise en charge à l'hôpital. Bien que l'Organisation Mondiale de la Santé estime le risque de propagation du virus « faible », le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé le déploiement d'un dispositif sanitaire particulièrement rigoureux. Celui-ci prévoit notamment la mise en quarantaine systématique des 22 cas contacts identifiés, ainsi que la tenue de deux réunions interministérielles quotidiennes à Matignon. « Notre réponse sanitaire est claire : pour tous les cas contacts, sans exception, quarantaine renforcée en milieu hospitalier », a affirmé le chef du gouvernement. Alors que cet épisode ravive le souvenir des premières heures de la pandémie de Covid-19, la réponse politique apportée est-elle appropriée ?
Invités :
Yannick Neuder, député « Droite Républicaine » de l'Isère, ancien Ministre de la Santé
Brigitte Autran, professeure émérite d'immunologie
Géraldine Zamansky, journaliste au magazine de la santé
Chroniques :
« Quelle histoire ! » : « Hantavirus : les Etats-Unis, maillon faible ? » par Olivier Ravanello
« Le chiffre du jour » : « Cinéma, les Français retournent en salle ! » par Fanny Guinochet
LA QUESTION QUI FÂCHE / Tests ADN : faut-il les légaliser ?
Une proposition de loi sur le droit d'accès aux origines a été examinée le mercredi 6 mai en commission des lois à l'Assemblée nationale. Le texte déposé par la députée Natalia Pouzyreff (Ensemble pour la République) vise à légaliser les tests ADN généalogiques. Ces tests permettent notamment d'obtenir des indications sur les origines géographiques de ses ancêtres, mais aussi d'identifier des membres de sa famille. Si la pratique est interdite en France, entre 1,5 et 2 millions de Français se seraient déjà procuré des tests à l'étranger, selon le CESE. Natalia Pouzyreff souhaite, dans un cadre juridique strict, « permettre l'accès à ses origines pour toute une partie de la population intéressée par son histoire familiale, dont des personnes qui ont une quête existentielle, comme des enfants nés sous X, ou issus de PMA ». Toutefois, le Cese a souligné les risques majeurs liés à l'utilisation de ces tests, en particulier en matière de protection des données personnelles, de commercialisation des données génétiques et de potentielles fuites d'informations. Face aux risques de dérives, faut-il permettre à tous les Français de recourir aux tests ADN ?
Invités :
Nathalia Pouzyreff, députée « Ensemble pour la République » des Yvelines
Sandra Regol, députée « Écologiste et social » du Bas-Rhin
Valérie Depadt, maître de conférences en droit privé et chercheuse spécialisée dans la bioéthique
« Bourbon express » par Marco Paumier
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.