Chaque voix compte - Iran : jusqu'à quand va-t-on payer le prix de la guerre ?
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À LA UNE / Iran : jusqu'à quand va-t-on payer le prix de la guerre ?
Après l'annonce d'un accord entre Washington et Téhéran, les cours du pétrole diminuent, une tendance qui se répercute progressivement sur les prix à la pompe. En France, le gazole est repassé sous la barre symbolique des 2 euros le litre. Entre la réouverture progressive du détroit d'Ormuz, les raffineries encore endommagées et des stocks mondiaux à reconstituer, les conséquences économiques de la guerre en Iran seront durables. En 2026, la croissance française serait de + 0,5 %, selon les prévisions de la Banque de France : un résultat particulièrement bas puisque depuis 2010, seules les années 2020 et 2012 ont enregistré un taux inférieur. Le début d'année 2026 a eu des effets « irrattrapables » selon Xavier Debrun, directeur général de la Banque de France. Quand peut-on espérer un retour à la situation économique d'avant-guerre ?
Invités :
- Thierry Bros, professeur à Sciences Po, spécialiste de l'économie gazière
- Grégory Caret, directeur de l'Observatoire de la consommation de l'UFC-Que Choisir
- Simon-Pierre Sengayrac, co-directeur de l'Observatoire de l'économie de la Fondation Jean-Jaurès
Chroniques :
« Le mot du jour » : économie par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : Versailles, du « lourd » depuis toujours ! par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il avoir peur des « nouveaux OGM » ?
Le mercredi 17 juin, le Parlement européen a voté l'autorisation des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture. Contrairement à celui des organismes génétiquement modifiés (OGM) de première génération, le génome de ces « nouveaux OGM » a été modifié sans introduction d'ADN étranger. Ces nouvelles techniques génomiques peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies. Cette technique d'« édition » génomique était jusqu'ici classée dans la catégorie des OGM, tous interdits à la culture dans l'Union européenne. La rapporteure de la loi, l'eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui « permettra d'obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites ». En revanche, les agriculteurs biologiques s'y opposent, dénonçant une impossibilité d'évaluer précisément les dangers sanitaires et environnementaux liés à ces nouvelles techniques. Ces « nouveaux OGM » sont-ils dangereux pour la santé ?
Invités :
- Éric Martineau, député « Les démocrates » de la Sarthe
- Anne Stambach-Terrenoir, députée « La France Insoumise » de Haute-Garonne
- En visioconférence : Dominique Desclaux, agronome, chercheuse à l'INRAE