«Il semble que nous soyons confrontés à la répression la plus brutale de l'histoire récente de l'Iran, et elle doit cesser immédiatement», a déclaré mercredi 14 janvier Jean-Noël Barrot, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Depuis le 28 décembre, des manifestations massives ont lieu dans le pays. Dénonçant initialement une situation économique instable et précaire, la mobilisation en Iran n'a pas tardé à s'élargir pour cibler plus directement le gouvernement en place et réclamer la fin au régime de l'Ayatollah Ali Khamenei. Face à cela, le gouvernement décide de réprimer par la force les manifestants d'opposition. Alors que les images de dizaines de milliers de manifestants violentés circulent sur les réseaux sociaux, l'ONG Human Rights Watch fait état « de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays » et le média d'opposition Iran International recense entre 12 000 et 20 000 morts. Les chiffres sont approximatifs car, face à la pression internationale, le gouvernement iranien a décidé, le 8 janvier 2026, de couper l'accès Internet, faisant du mouvement une répression à huis-clos. Les autorités iraniennes ont alors tenté de reprendre le contrôle de la rue en organisant des rassemblements massifs à travers le pays. À Washington, après avoir menacé d'intervenir, Donald Trump dit étudier les options qui se présentent à lui, allant de cyberattaques à des frappes ciblées. « L'Iran veut négocier (...) une rencontre est en cours de préparation », assure le Président américain. La Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis des "sanctions rapides" contre le régime iranien. Jusqu'où ira la répression diligentée par les Mollahs ?
Invités :
- Ayda Hadizadeh, députée socialiste du Val d'Oise
- Sepideh Farsi, réalisatrice iranienne
- Gallagher Fenwick, grand reporter
« Les off de Lou » : Agriculteurs et politiques, les illusions perdues par Lou Fritel
« Quelle histoire ! » : Reza Pahlavi, le prince qui se rêve Shah par Laurent Guimier
LA QUESTION QUI FÂCHE / Qui pour calmer la colère agricole ?
Dès l'aube, des dizaines de tracteurs sont entrés dans Paris le mercredi 14 janvier, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, pour exiger des « actes concrets et immédiats » du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole. Environ 350 tracteurs ont été recensés pour dans la capitale par la préfecture de police. Les premières mobilisations lancées par les syndicats de la Coordination rurale dénonçaient la gestion sanitaire de l'épidémie de dermatose nodulaire et l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur. En écho, La France Insoumise et Le Rassemblement national ont déposé des motions de censure contre le gouvernement qui ont été rejetées. Mardi 13 janvier, Sébastien Lecornu a annoncé qu'il présenterait en mars un projet de « loi d'urgence » sur la politique de l'eau, la prédation du loup et les moyens de production, qui sera examiné par le Parlement "avant l'été". La promesse gouvernementale sera-t-elle suffisante pour calmer cette colère agricole ?
Invités :
- Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime
- Éric Martineau, député « Les démocrates » de la Sarthe
- Gaëtan Dussausaye, député « Rassemblement National » des Vosges
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.