À LA UNE / Municipales : le grand test pour le RN ?
Alors que le Rassemblement national ne contrôle à ce jour qu'une quinzaine de mairies, dont une seule grande ville : Perpignan (120 000 habitants), remportée en 2020 par Louis Aliot, le parti va tenter en 2026, de rattraper les résultats jugés décevants du dernier scrutin. Le RN revendique cette année 763 listes déposées en préfecture : 601 sous étiquette RN et 162 soutenues par le mouvement, près du double du nombre de listes présentées en 2020. La direction affirme toutefois avoir privilégié « la qualité à la quantité », après les polémiques suscitées par certaines « brebis galeuses », selon l'expression employée par Jordan Bardella lors des législatives de 2024. Plusieurs candidats avaient alors été mis en cause pour des propos racistes, complotistes ou homophobes. Si la progression du RN est attendue dans de nombreuses villes moyennes. Parmi les villes scrutées de près : Marseille, deuxième ville de France, concentre l'attention. Le député Franck Allisio, candidat du parti, est donné au coude-à-coude avec le maire socialiste sortant Benoît Payan au premier tour. Les municipales 2026 marqueront-elles une percée du Rassemblement national dans les villes françaises ?
Invités :
Jules Pecnard, journaliste à « La Tribune »
Amélie Lebreton, Présidente de « Coriolink », experte en communication
Jean-Yves Dormagen, Président et fondateur de l'institut de sondage « Cluster 17 »
« Les off de Lou » : RN/Municipales... c'est calme, trop calme ? par Lou Fritel
« Quelle histoire ! » : Khamenei, Ayatollah de père en fils par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Liban : pourquoi la communauté internationale est-elle impuissante ?
Depuis le 2 mars 2025 et le lancement de missiles du Hezbollah pro-iranien sur Israël, l'État hébreu multiplie les attaques dans le sud du Liban. Le gouvernement libanais comptabilise à ce jour 795 morts, 1 313 blessés et 760 000 personnes déplacées depuis le début de la campagne de frappes. Depuis la reprise ouverte des combats, Israël a ordonné l'évacuation de tous les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que du sud du Liban. Il brandit la menace d'une invasion terrestre et dit vouloir créer une « zone tampon » dans le sud du pays.Le président français avait adressé un avertissement au Hezbollah avec pour stratégie de convaincre le parti milice de renoncer à l'action militaire, et d'ainsi reproduire la désescalade ayant permis un cessez-le-feu entre les deux états en 2024. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé l'envoi jeudi 12 mars de 60 tonnes d'aide pour les réfugiés, permettant ainsi de tripler le soutien humanitaire au Liban. L'hexagone va aussi fournir « plusieurs dizaines » de véhicules de l'avant-blindé. Face à l'intensification des ripostes, la France est-elle en mesure de protéger le Liban ?
Invités :
Adel Bakawan, directeur de l'EISMENA, auteur de « La décomposition du Moyen-Orient » (Tallandier)
Bilal Tarabey, journaliste à France 24
Adea Guillot, porte-parole de l'ONG Care
« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique. Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.