INFO LCP - Audiovisuel public: la commission d'enquête autorise la publication du rapport de Charles Alloncle

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Charles Alloncle et Jérémie Patrier-Leitus à l'Assemblée, le 26 février 2026
Charles Alloncle et Jérémie Patrier-Leitus à l'Assemblée, le 26 février 2026
par Raphaël MarchalAnne-Charlotte Dusseaulx, le Lundi 27 avril 2026 à 18:57, mis à jour le Mardi 28 avril 2026 à 07:15

Réunis à huis clos ce lundi 27 avril, les députés de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public se sont majoritairement prononcés, lors d'un voté serré, en faveur de la publication du rapport rédigé par Charles Alloncle (UDR). Comme le prévoit le règlement de l'Assemblée nationale, le document sera donc rendu public dans une semaine.

Le scrutin s'annonçait particulièrement incertain. Finalement, ce lundi, les députés de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public ont majoritairement adopté le rapport rédigé par Charles Alloncle (Union des droites pour la République) ce qui va permettre sa publication. 

Jusqu'au bout, certains élus se sont posé la question de l'opportunité d'autoriser, ou non, le document à voir le jour, alors que son contenu est contesté et qu'il est l'aboutissement de nombreuses auditions émaillées de tensions et d'incidents. In fine, une majorité des membres de la commission se sont donc prononcés en faveur de la publication du rapport au terme d'un scrutin serré : 12 "pour", 10 "contre" 

C'est au terme de plus de quatre heures de débats que les députés de la commission ont adopté le rapport de près de 400 pages. "Cela s'est joué à très peu de choses", a réagi Charles Alloncle sur BFMTV. Selon l'élu UDR, "il a fallu un certain nombre de compromis" pour que son rapport puisse finalement faire l'objet d'une publication. Et d'affirmer : "Depuis le début, j'ai toujours veillé à ce qu'on braque le projecteur sur le fond, pas sur la forme".

"Une capitulation"

"Nous venons d'assister ce soir à une capitulation" a, quant à elle, déploré la députée Ayda Hadizadeh (Socialistes) devant la presse, dénonçant le choix "incompréhensible" de l'abstention du côté du bloc central. "Nous avons cédé aux méthodes de Bolloré, de l'extrême droite", a-t-elle cinglé. Jérémie Iordanoff (Ecologiste et social) a, lui aussi, fustigé un "manque de courage du bloc central".

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Au contraire, Céline Calvez (Ensemble pour la République) a défendu son choix. Voter pour le rapport, "ça voulait dire qu'on acceptait tout ce qu'il y avait dedans, même ses dérives. Et voter contre, c'était éventuellement participer à ce qu'il y ait une chape de plomb sur ce rapport", a-t-elle expliqué, avant d'indiquer que les discussions avaient permis d'obtenir de Charles Alloncle des "aménagements" sur des "insinuations" et certaines "préconisations". Et ajoutant : "La publication de ce rapport, c'est le début de sa contestation."

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Les deux élus Droite républicaine membres de la commission ont pour leur part voté en faveur du rapport. "C'était un choix cornélien", a affirmé Virginie Duby-Muller (apparentée DR), qui a décrit le document comme étant "imparfait". "Mais un certain nombre de dysfonctionnements ont été révélés. On considère qu'on ne peut pas mettre la poussière sous le tapis. Il y a un vrai enjeu de transparence", a-t-elle poursuivi.

Le président Horizons de la commission d'enquête, Jérémie Patrier-Leitus, a lui aussi voté en faveur de la publication du rapport, "par souci de transparence vis-à-vis des Français et malgré des différences politiques majeures et des différences de méthode fondamentales avec le rapporteur", a-t-il écrit sur le réseau social X.

Le vote des députés ouvre la voie à la publication du rapport et des préconisations qu'il contient. Comme le prévoit le règlement de l'Assemblée nationale, le document ne sera toutefois rendu public que dans une semaine, le temps notamment pour les groupes parlementaires qui le souhaitent d'y apporter une contribution écrite.