Yves Thréard reçoit Eugénie Bastié, journaliste, polémiste et essayiste.
Au cours de cet entretien, Eugénie Bastié vante les diverses spécificités de la France, « un pays tout en paradoxes où se mêlent élégance et grivoiserie, le pays du béret basque et d'Yves-Saint-Laurent ». Elle apprécie particulièrement ses capacités à « dégager de grandes idées et à se battre pour des principes », qui font de la France selon elle, « la patrie des intellectuels par excellence ».
À l'inverse, la journaliste déplore l'excès de présentisme, cette « tentation très forte de vouloir juger tout notre passé avec les yeux du présent ». Ce à quoi elle ajoute que « la repentance fait beaucoup de mal car elle entretient une haine de soi qui fait des ravages ».
Dans le rêve qu'elle fait pour son pays, Eugénie Bastié souhaite que la France « continue à affirmer sa voix dans une culture mondialisée ». Pour cela, elle est confiante et optimiste : « la France est à même de résister à cette uniformisation linguistique, économique, culturelle, et à ce politiquement correct qui vient des États-Unis [...] Il faut que la France tienne bon », dit-elle. « Moi en tout cas, je défends cet héritage-là ».

Oubliez les plateaux de télévision placés sous le feu des projecteurs, oubliez les éclats de voix des débats et la frénésie de l'actualité ; place à une rencontre singulière avec une personnalité du monde politique, des arts, des médias ou de la société civile.